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Worley: Comment on a tassé Tessa…

Ah, ces bilans de fin d’année que les medias ont le chic de dévoiler une, deux, voire trois semaines ou même parfois jusqu’à un mois avant le 31 décembre à minuit. Eh oui, l’heure c’est l’heure. Et puisque l’encre des journaux n’est pas magique, Tessa Worley, la meilleure skieuse française de l’année 2010 et probablement la meilleure géantiste mondiale du moment n’apparait même pas au bilan des meilleurs sportifs tricolores de l’année !

Merde alors. Bon, elle n’a pas d’excuses, c’est vrai, Tessa Worley. Elle a bien skié, en hiver, en plein coeur de la saison de ski !  Manque de pot, son troisième succès d’affilée dans un géant de Coupe du monde survient en pleine trêve des confiseurs. Tous les journalistes et experts sont déjà en vacances. Le pire, c’est qu’ils sont peut-être en train de se taper un vin chaud dans un chalet du Grand-Bornand, la station de la prodige (1,58m).

Papa Aussie, Tonton flingueur !

Alors, je vous fais l’article à leur place. Elle est mignonne notre teenager. Une bouille à la France Gall, un bon petit bagout, du charme et pas frimeuse. De la personnalité, juste comme il faut, et un zeste d’histoire personnelle qui appartient à ces nouveaux citoyens du monde aux frontières de plus en plus réduites. Elle est française notre nouvelle reine du ski, mais pas complètement. Son père est australien et elle a vécu ses jeunes années en Nouvelle-Zélande. Elle parle pas mal l’Anglais, donc, et les télés étrangères vont donc commencer à se l’arracher.Pour pimenter le tout, son oncle (le frangin de la mère), un peu conseiller et pas mal gourou de la nièce prodige, a longtemps irrité la Fédération française, naturellement très possessive dès qu’il s’agit de conserver une pépite. Le Raspoutine s’est finalement fait éjecter et Tessa s’en est visiblement parfaitement accommodée.Bon, bilan du et des bilans (les mauvais et les faux), Tessa Worley n’existe pas dans les palmarès de 2010 (même pas dans les trente du « Champion des Champions » de L’Équipe). Je me comprends et vous m’avez compris. C’est ubuesque. Tout ça à cause d’une science raccourcie du calendrier des rédacteurs en chef, incapables d’attendre au moins le réveillon pour nous annoncer les classements, les vrais. Moi, je la place haut, très haut, Tessa. Et pas la peine qu’elle se grandisse…