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PSG, triple A, krach…

La note du PSG en a pris un coup ce week-end. Je veux parler bien sûr de sa cote auprès de ses supporters. En à peine un quart d’heure, la bulle était déjà dégonflée. Les cinquante mille spectateurs du Parc des Princes rageaient déjà d’avoir acheté si cher cet été l’action de leur club. On leur avait vanté un cours d’introduction quasiment donné.

« Achat fort », leur avait-on promis dans les journaux spécialisés et sur toutes les télés, avec objectif de cours illimité et titre de Champion quasi-assuré. Un « PSG de rêve », qu’ils disaient sur Canal +, profitez-en pour vous abonner, vous ne le regretterez pas…

Exactement dans le même temps, le triple A des Etats-Unis, la note de la dette souveraine de l’Oncle Sam, volait en éclats. Une première depuis La Fayette. Et, comme au Parc, effondrement des perspectives à court terme, déception générale et krach des cours…

Je ne vais pas faire le malin, je n’y connais en économie ou en obligations d’état à dix ans que ce que m’en disent mon banquier et ce que j’en ai retenu des émissions de Jean-Pierre Gaillard. C’est à dire, et pas à cause d’eux, pas grand chose. Quoique, quand j’entendais depuis des mois que l’endettement US, d’un montant de… 14 .000 milliards de dollars, n’était pas forcément un signe noir…

Du triple A du PSG aux triples buses…

En revanche – chacun son truc –  je prétends sans fausse modestie mieux démêler le faux du vrai dès qu’on me parle de 4-4-2, de tacle glissé ou de l’extérieur du pied… J’avais décelé il n’y a pas plus tard qu’une ou deux semaines, que du côté du PSG on nous prenait un peu pour des pigeons. Le coup éculé du bateleur des Galeries Lafayette avec, « ma bonne dame, mes couteaux qui coupent et mes poëles qui cuisent« … Et, pour en revenir à ma métaphore à deux balles, le triple A était garanti au nouveau PSG !

Du triple A aux triples buses de supporters bernés, le lien a donc été vite fait, trop vite. Je ne critique pas, je constate. La manœuvre était certes tentante pour des dirigeants pressés de bien faire, mais qui, une fois de plus, ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Présenter comme une « dream team » une équipe construite exclusivement sur des dizaines de millions d’euros procède de la faute sinon majeure, du moins grave. Comme les USA, il va falloir désormais au PSG reconquérir son AAA. Il parait que ce n’est pas le plus facile…