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Tour de France : Dopage et connerie ne vont pas si bien ensemble…

Et encore une. Une affaire de dopage, bien glauque comme toujours et bien médiatique en plein Tour de France. Le dénommé Rémy Di Gregorio, coureur moyen et d’intelligence de même niveau,  s’est fait pincer par une patrouille de police au petit matin dans son hôtel. Alors qu’une journée de repos se profilait et qu’il s’occupait pourtant à faire « fructifier » en conversant au téléphone avec ses fournisseurs de produits aussi dégueulasses que prohibés.

Il se serait « égaré », ce garçon, comme l’a déclaré Yvon Sanquer, le patron de son équipe, la Cofidis. Égaré, tu parles. L’impétrant, comme tous ses collègues de tricheries depuis des lustres, sait parfaitement comment le système fonctionne, où trouver sa pitance et n’est nullement perdu dans on ne sait quel labyrinthe… Et il n’a bien évidemment cure des conseils ou des avertissements.

Egaré, la bonne blague ! Di Gregorio est passé durant un an par chez Astana, l’une des plus grandes boutiques spécialisées en produits de merde du peloton, dirigée par Johan Bruyneel, l’un des papes de la dope en pilules, en potion ou en infusion ! Non, le jeune homme (25 ans) a bel et bien de la bouteille en terme de remontants. Et visiblement un carnet d’adresses bien garni.

De surcroît, peur de rien, Di Gregorio. Puisque traqué depuis un an par le pôle santé du TGI de Marseille et particulièrement Mme Annaïck Le Goff, la juge d’instruction dédiée à cette affaire « présumée » de produits dopants. Le grimpeur (sa spécialité officielle) devait donc – les tricheurs ont toujours de grandes oreilles – pertinemment se douter qu’il était au moins sur écoute. Mais non, il a pris le risque, les risques, tous les risques. De chute. C’est fait, et bien fait. Pour lui, et d’autres imbéciles de son acabit car il est à craindre qu’il ne soit encore et toujours pas la seule « brebis perdue » du peloton. Mais pas seulement sa personne.

Di Gregorio tête d’oeuf, Armstrong tête de pioche !

Il est peut-être facile de dénoncer, comme je le fais régulièrement, ces actes qui ne dépassent pas, reconnaissons-le, la simple et banale délinquance. Mais ceux qui s’y adonnent provoquent les dommages collatéraux que l’on sait, sur les jeunes sportifs, sur le sport et sur la société en général, sans parler des aspects moraux et éthiques… Mais, comme Di Gregorio, je m’égare bêtement…

Mais il n’y a pas que Di Gregorio, le petit passeur (quoique promis à un contrat à 250.000 euros annuels les deux prochaines saisons ! Cofidis va les économiser, sinon ne plus rien dépenser dans le cyclisme après un premier scandale en 2004), il y a les grands, ceux qui réfléchissent, organisent méthodiquement leur commerce de malheur pour ne pas se faire piquer. Ce sont les plus redoutables parce qu’ils sont vigilants, prudents, en permanence sur leurs gardes et ne commettent pas des fautes de petit voyou. Comme Lance Armstrong qui, après une carrière sans pareil de géant du Tour et de la fraude jamais pris sur le fait, dépense désormais le plus gros de son temps et de son argent à justement faire disparaître toute trace de ses « égarements »…

Une tête vide ou une tête pleine, le dopage attaque n’importe qui…