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Messi, le pied de Dieu !

« On appelle miracle quand Dieu bat ses records« , écrivait Jean Giraudoux.

Comme l’auteur de « La guerre de Troie n’aura pas lieu », mais dans mon infinie modestie de pauvre bloggeur, je vais à mon tour tomber dans la métaphore religieuse. A propos de Lionel Messi. C’est assez facile j’en conviens avec un patronyme pareil.

Le dernier Ballon d’Or est en effet en train d’accomplir une série de prodiges probablement jamais observée  dans le monde païen du football. Oh, on a bien naguère saupoudré de surnaturel ou de surhumain quelques performances sportives. Avec Maradona et sa main divine par exemple ou Björn Borg, qualifié d' »extra-terrestre ». On a également comparé des rugbymen dépoilés et huileux aux Dieux de l’Olympe. Mais depuis ces derniers mois où l’attaquant de Barcelone transforme  en but chacune de ses prises de ballon, où qu’il soit sur le terrain et quand il le veut, on se demande cette fois si vraiment le Très-Haut n’y est pas pour quelque chose.

Et en contemplant ce genre de phénomène, l’homme, je veux dire le supporter extatique ou le journaliste de base, se passe très vite des mots simples du dictionnaire. Son cerveau lui commande d’en référer à plus fort, au plus fort de l’expression, à l’inexplicable. Voyez ce lien où la presse internationale salue, comme si Dieu était apparu sur les écrans, les derniers signes extra-ordinaires donnés à Saragosse par le phénomène.

Ô Dieux du football, donnez aussi la main (heu, le pied) à Thierry Henry…

Pour Domenech ça peut être encore pire !

Sauf miracle, le sélectionneur des Bleus Raymond Domenech ne remportera pas la Coupe du monde 2010. Je dis sauf miracle parce que l’éventualité d’une victoire française en Afrique du Sud, ou même d’une performance inouïe comme en 2006, tiendrait du prodige, de la sorcellerie ou de l’intervention divine. Mais Dieu, c’est à dire Zinedine Zidane, ne reparaîtra plus.

Et Raymond, déjà l’entraîneur le plus détesté de toute l’histoire du sport français, quittera son poste en juin prochain vilipendé comme jamais. Ce ne seront plus quelques hommes ou femmes politiques, comme Rama Yade, Jean-Pierre Raffarin ou François-Michel Gonnot le député UMP, qui s’en prendront à lui, mais une pléthore de gens, la France tout entière. Pourquoi cet acharnement ?

Domenech n’a plus, comme Jacquet, Lemerre ou Santini, de cartes en main. Pas de génie en réserve ni de tactique de remplacement. Les supporters et amoureux déçus des Bleus savent, sentent, que la spirale de l’échec est irrémédiablement enclenchée. Raymond leur répond à la manière d’un autiste, qu’il est bien dans son monde, que les solutions vont venir. C’est son droit et sa manière de fonctionner. C’est malheureusement le mur qui l’attend.Contre l’Espagne, l’équipe de France avait au moins l’occasion de se battre, de défier physiquement une équipe plus technique qu’elle. Ni Ribéry, ni Henry, ni Anelka, ni Toulalan, ni personne d’ailleurs, n’avait envie de se rebeller. Pas pour leur patron en tout cas.En juillet, Raymond se retrouvera, à 58 ans, à la retraite. Saoulé de critiques, de lazzi, d’insultes même. Le plus dur, c’est que les joueurs le lâcheront ouvertement. Il n’aura pas intérêt à répondre dans l’instant. Il écrira un livre et à mon avis livrera enfin quelques vérités. Je veux dire quelques explications à sa façon. Qui ne convaincront que lui-même.

Comme je n’ai, vous vous en doutez, absolument rien contre Raymond Domenech, j’espère me tromper de scénario…

Que Dieu pardonne Thierry Henry et l’Irlande !

Je les comprends un peu les Irlandais. Car cette fois, ce sont les verts du rugby qui s’amènent pour le Tournoi des VI Nations au Stade de France, trois mois après les footballeurs. Et l’un des leurs, le dénommé Keith Earls, dit en substance qu’il ne serait pas mécontent de se venger. De quoi ? De la main de Thierry Henry évidemment, qui a éliminé l’Irlande de la Coupe du monde de foot.

Et Earls va plus loin encore. Il y met de l’animosité. Il souhaite nous « rendre la monnaie de notre pièce ». Une victoire, en trichant, du Quinze du Trèfle lui paraitrait un juste retour des choses ! Reconnaissons que dans cette affaire, autrement dit le buzz monstrueux qui avait entouré la « mimine » d’Henry, nous autres Français n’avions pas versé dans le grand fair-play. Hormis Lizarazu et un ou deux autres, personne n’avait fait amende honorable au nom des Bleus. Ni fait semblant d’ailleurs. Le bon Raymond Domenech au premier chef. Et chez les rugbymen, à l’image de Lionel Nallet, le raisonnement était le même: « Les erreurs d’arbitrage, ça existe partout, l’essentiel c’est de se qualifier ».

Renversons les rôles. La France se serait fait avoir par une main irlandaise avec l’élimination à la clé, je suis bien persuadé que beaucoup seraient montés au créneau. Tous les hystériques habituels du cirque politico-médiatique auraient poussé leur gueulante pendant des semaines. Et samedi à Saint-Denis, le public aurait réservé un accueil épouvantable aux Irish.

Mon cher Keith Earls, votre ressentiment n’est pas très chrétien (protestant plutôt), mais que Dieu vous pardonne.

Thierry Henry sportif français de l’année

Après avoir fait le tour de mes avis personnels, c’est le résultat officiel que je partage. Je viens de proclamer Thierry Henry sportif français de l’année.

Incontestablement, le capitaine des Bleus a donné son maximum en 2009. Il a fait des pieds et des mains pour l’équipe de France.

Deux autres figures du sport tricolore auraient également mérité de la patrie, Richard Gasquet et Mathieu Bastareaud. Je les classe respectivement deuxième et troisième.

Gasquet a parfaitement fait le joint entre l’ancienne et la nouvelle génération du tennis français. Il a su rester en contrôle total.

Quant à Bastareaud, ses sorties ont été exemplaires, surtout en Nouvelle-Zélande. Ses nuits sont quand même plus belles que ses jours…

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Irlandais, dites 33 !

Coriaces, ces Verts. Après avoir demandé à rejouer le France-Irlande, ils ont demandé à voir ce lundi, en délégation, le président de la FIFA, Joseph Blatter. Toujours cordial, ce bon Sepp les a reçus. Très aimablement on s’en doute. Il est Suisse et de bonne composition. Mais, tel qu’on le connaît, il a quand même dû se retenir de s’étouffer de rire en s’entendant proposer par ces mêmes Irlandais qu’on joue la prochaine Coupe du monde à trente-trois (au lieu de trente-deux) pays.

C’est vrai, la main de Thierry Henry, tout le monde l’a vue, a rétorqué le boss du foot mondial. De là à inviter l’Irlande en guest star… Pourquoi pas, a-t-il répliqué, inviter le Costa Rica qui s’est fait lui aussi blouser par l’Uruguayà cause d’un but hors jeu.

En poussant le bouchon un peu plus loin, on ne voit pas ce qui empêcherait de faire venir en Afrique du Sud le Luxembourg ou le Liechstentein. On imagine qu’ils trouveraient sans peine à la vidéo de quoi leur donner raison (un penalty non sifflé ou, que sais-je encore, un adversaire qui n’avait pas rentré son maillot dans son short).

Ah, Blatter a aussi confié qu’il avait discuté au téléphone avec Thierry Henry qui s’inquiétait de savoir s’il serait puni de son péché véniel… heu ! manuel. « Puni de quoi ? » s’est exclamé Sepp. Ces Helvètes, ils ont quand même du coffre, à défaut de lunettes !