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Pour 2011 et après, instaurons le Davos du sport

A la fin de ce mois de janvier, les plus influents patrons de la planète viendront confronter leurs idées et leurs expériences à Davos. Pour le traditionnel rassemblement en Suisse de ceux dont les réussites entrepreneuriales ont partout, quoique l’on en dise, enrichi leurs territoires. En sport, rien de tout ça. Pas de forum marquant ou presque. On ne progresse que par modestes paliers. L’état des lieux reste assez désespérant. Vivement un Yalta du sport…

En foot, la désintégration soudaine de la FFF après la Coupe du monde n’a en fait pointé que la fragilité d’un édifice aux fondations trop anciennes. Du côté des clubs professionnels, la modernité, ou l’adaptation (adaptabilité) fait elle aussi défaut, partout. Sauf, peut-être, et c’est paradoxal, à son sommet. Je crois pouvoir affirmer que l’Olympique Lyonnais est bien seul sur son Aventin. Malheureusement, il ne combat pas à armes égales avec des géants inaccessibles (Barcelone, Real, Manchester United…) par le simple fait que leurs moyens financiers sont artificiels. Leurs dettes colossales, de par des intérêts bassement politicards, ne sont jamais éteintes.

Et même si l’audacieux Jean-Michel Aulas lutte parfois contre des moulins à vent, et par conséquent maladroitement ou même de façon carrément limite, il incarne l’inexorable mouvement de l’expansion et de l’adaptabilité du sport à la mondialisation. Un club qui vise l’excellence, autrement dit le top 5 européen, ne peut plus se permettre de gérer avec des techniques obsolètes, surtout face aux champions de la fraude. D’ailleurs, si l’injustice flagrante de l’inégalité des budgets était sanctionnée par une DNCG européenne, Lyon aurait sans doute au moins disputé une finale de Ligue des Champions depuis dix ans.

Est-il utopique d’appeler à un rassemblement d’autorités du sport ?

Ne faudrait-il donc pas que le sport se concerte enfin ? Qu’il établisse une bonne fois pour toutes ses règles fondatrices, pour le bien général ? S’il n’existe pas sur la surface de la terre une centaine de personnalités incontestables et incontestées décidées à se parler pour échanger dans un premier temps leurs idées puis à tenter de les faire appliquer partout, je veux bien me faire moine. Je propose un Davos du sport qui aurait le mérite de mettre à bas les constructions pourries qui le gangrènent. La plaie du dopage pour commencer. Je suis subjugué par l’inefficacité du système actuel qui, malgré ses actions soi-disant d’éclat depuis dix ans, en vient à laisser passer à travers ses mailles un Alberto Contador, vainqueur et tricheur du Tour, la plus grande épreuve du monde.

Il serait aussi enfin sage que les comportements sur et en dehors des terrains soient enfin codifiés, universellement. Je rêve de sportifs qui cessent leurs simagrées, leur tricheries incessantes, leurs insultes, leurs déclarations. Alors, que les plus hautes autorités du monde viennent autour d’une table avec leurs calumets. Je ne sais pas, moi, à Yalta par exemple…

Que l’on arrête les plus risibles comportements. Ce serait la moindre des choses. Tenez, les maillots de bain flotteurs de 2008… Quelle minable farce ! Une simple réunion de responsables autorisés l’aurait immédiatement fait couler. Et c’est comme ça pour n’importe quelle discipline. Les règlements en basket ou en rugby ne sont même pas les mêmes que l’on joue d’un côté ou de l’autre d’un océan. Un petit mail venu d’en haut y remédierait d’un coup.

C’est beau de rêver…