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Aulas et Ribéry n’ont pas le même Père Noël !

Alea jacta est (Le sort en est jeté, pour les non latinistes)… disait ce vieux Jules César en franchissant le Rubicon. Putain de sort, devrait se dire ce vendredi notre Ribéry(con) national ! Après Zahia et ses prestations non réglées (Franckie avait osé prétendre aux enquêteurs qu’il avait eu une relation consentie et non tarifée avec la péripatéticienne mineure !), ce sont celles de son ex-agent que le phénoménal attaquant du Bayern doit désormais reconnaître comme effectuées et donc payables…

Trois millions d’euros, pas moins. Trois millions de commissions « oubliées » lorsqu’il jouait à Marseille et que le tribunal de Luxembourg (oui, au Luxembourg) l’a condamné ce 16 décembre 2011 à verser au dénommé Bruno Heiderscheid. L’affaire a donc été jugée là-bas, dans un pays où l’on règle en réalité, et à l’amiable, pas mal de problèmes fiscaux. C’est donc normal. On fait toujours ses « commissions » là où les produits sont les plus avantageux…

En résumé, vous aurez compris que pour rémunérer un intermédiaire en ces temps de matraquage fiscal, il est moins onéreux et plus discret de le faire en dehors de votre département (français) et en présence de votre agent… du fisc. Ribéry avait donc cru bien faire les choses… Comme avec Zahia. Encore raté ! D’autant que le brave Bavarois devrait se retrouver en culotte (de peau bien sûr) encore plus courte puisque son méchant ancien agent lui en réclame 3,5 millions supplémentaires… Cette fois pour le transfert de l’OM au Bayern. A poil je vous dis, qu’il va se retrouver le monsieur. Comme de coutume vous me répliquerez…

Lyon, un miraculé en croisera un autre !

Pendant ce temps, tout juste à la même heure, Jean-Michel Aulas pouvait remercier cette ordure de Père Noël qui lui refilait depuis des années à cette époque des cadeaux pourris. A midi, le démon s’est transformé en ange. Au lieu des Barcelone, Milan AC ou autres monstres habituels que les boules de l’UEFA lui réservaient jusque-là pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, c’est l’Apoel (encore) Nicosie qui est sorti de l’urne. Merci Michel. Michel Platini, qui pourrait bosser pour les Restos du Coeur du foot, est en effet le premier responsable de l’arrivée des clubs sans pognon en Ligue des Champions.

« Tirage clément », qu’il a reconnu, Jean-Mimi. Ah oui, clément, c’est le mot, c’est même un doux euphémisme, une litote, une circonlocution… Plus sûrement un coup de pot. Le club chypriote nage en effet, encore un euphémisme, dans les basses eaux du SMIC du foot européen. Quinze millions d’euros de budget, soit… quinze fois moins que Lyon et la moitié du seul montant du transfert de Gourcuff de Bordeaux vers la capitale des Gaules… Quant au palmarès international, rien, que dalle, le désert, le néant absolu. Hormis cette qualification abracadabrantesque pour la deuxième phase de la LDC obtenue il y a quinze jours. On pourrait aussi noter à l’inverse que Nicosie a également et paradoxalement hérité d’une certaine réussite. Lyon, en cette période, n’est tout de même pas Barcelone (ma manie de l’euphémisme…). Sa présence en ce tour final 2011-2012 a tenu à une conjonction de miracles de valeur pratiquement égale à ceux du Nouveau Testament (victoire 7-1 à Zagreb, victoire du Real bis à l’Ajax). Ce double duel ne devrait pas provoquer de guerre des chaînes. Drôle de temps, pourtant, où l’on se bat, on se demande pourquoi, pour les droits du foot à coups de centaines de millions d’euros.

Père Noël, millions, foot, Chypre, Europe… Sic transit…

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Bons et mauvais Bleus

C’est curieux ce besoin chez certains de faire des phrases… Nos grévistes de Knysna n’en finissent plus de justifier leur faux renoncement aux primes de leur Mondial misérable. Après Henry et Anelka, c’est Gallas qui tergiverse et qui explique vouloir reverser ses bonus non mérités à des organisations charitables. Bon, si c’est pour une œuvre…Le président de la FFF, le bon et mou du genou Fernand Duchaussoy, est quant à lui complètement dans sa ligne. Celle du mouvement inerte. Six mois après les événements du bus de la honte, le chevalier Fernand se planque glorieusement derrière son armure. Pour lui, tout va bien: « Le dossier va se régler. Depuis que j’ai lu qu’il y en avait neuf il y en a deux qui l’ont renvoyé, donc ça ne fait plus que sept. Je ne suis pas sûr que tout sera réglé pour France-Brésil. J’espère. Ça avance. »Duchaussoy, un chef, un vrai…En résumé, la clarté dans la confusion. On « avance », un peu comme si l’on s’engageait en bas d’un escalator qui descendrait… Ça, pour régler les problèmes fissa, le président est un fortiche ! On l’avait vu tout rouge de rage pendant des semaines, moulinant des bras et souhaitant presque envoyer à Cayenne les joueurs de l’équipe de France. La moutarde lui est ensuite progressivement retombée du nez. Et finalement, plus rien, ou plus grand chose. Les grandes décisions et les grands principes ? Aux oubliettes. «J’ai fait mon boulot, je suis allé à Wembley, avec Laurent Blanc, on a réuni les joueurs. Je ne vais pas passer mon temps au téléphone à appeler les joueurs jusqu’à ce qu’ils les renvoient. Ils sont difficiles parfois à toucher. Ils disent oui et puis… Ils ne traînent pas parce qu’ils ne veulent pas les donner, ils traînent parce que…» En voilà un chef, un vrai !Chantal Jouanno, la ministre en pantalon !Du coup, la nouvelle ministre des Sports, l’élégante Chantal Jouanno en a perdu son calme. «Je ne comprend pas qu’on laisse entendre que les meneurs de la fronde en Afrique du Sud puissent être réintégrés. Indépendamment de leurs qualités, qu’ils reviennent serait inadmissible. On ne peut pas faire honte à la France et prétendre ensuite rejouer en équipe de France» Au niveau du ton, j’ai envie de dire que c’est Chanchan qui en a dans le pantalon de son kimono ! Parce qu’en plus, la patronne-karateka du sport français n’hésite pas à user du balayage à propos des branquignols du car Pullman et de leur capitaine de route : « Indépendamment de leurs qualités, qu’ils reviennent serait inadmissible. On ne peut pas faire honte à la France et prétendre ensuite rejouer en équipe de France… Je n’ai rien contre Evra, mais en tant que joueur de l’équipe de France, et surtout capitaine, il n’a pas défendu les valeurs du sport qui sont aussi celles de la République. Ce serait une énorme erreur d’oublier ce qui s’est passé. » Pan, dans les couronnes de Fernand vraisemblablement terrorisé par son vrai patron, Sepp Blatter, l’homme qui ne supporte pas que les politiques lui bouffent l’herbe de son précieux pré carré.Du foot au hand. Des pieds carrés aux mains Expertes…Et pendant ce temps, nos autres Bleus, vous savez, les modestes, les bosseurs, les pas payés, je veux dire nos vrais Experts en ballon rond, eh bien ils sont en finale. Pour la énième fois. On ne les entend pas réclamer quoi que soit. Hier soir, après leur qualification face à la Suède, leur huitième victoire de suite – ou presque, le mauvais match nul contre l’Espagne ayant été assumé en totalité par leur entraîneur Claude Onesta (Domenech a du s’évanouir…) – pas un mot plus haut que l’autre sur l’antenne de Canal + et une motivation aussi intacte qu’aux premiers jours. Voilà, messieurs Henry, Ribéry, Gallas, Evra, je suis d’un coup d’accord avec vous. Vos primes, offrez-les à Karabatic, Omeyer, Fernandez et consorts. Ils seraient capables de vous les retourner…

Les mutins Bleus s’en tirent bien

C’est à n’y plus rien comprendre. Fin juin, plus personne ou presque ne voulait revoir en bleu les mutins crétins de Knysna. Aux yeux des Français, ils avaient irrémédiablement franchi le Rubicon de la bêtise et de l’arrogance. Aux yeux du monde, ils avaient ridiculisé l’image de l’équipe de France et entaché l’image de notre pays.

Et aujourd’hui on nous annonce que, hormis le cas spécial de Nicolas Anelka suspendu dix-huit matches, trois seulement de ces mousquetaires de la honte, sur les vingt-deux, ont été sanctionnés. Patrice Evra, Franck Ribéry et Jérémy Toulalan purgeront des peines symboliques de suspension de un à cinq matches sous le maillot du coq. Eric Abidal et les quinze autre occupants du bus sont jugés non coupables…

Tout ça pour ça… Même Anelka s’en sort bien. Certes, le Dark Vador de l’insulte, étant donné son âge, ne remettra plus les pieds en sélection, mais sa sanction équivaut à environ deux ans. Pour l’insulte que l’on connaît, autant parler d’une privation de dessert après une grimace d’enfant. Anelka n’a pas même daigné se déplacer alors qu’il était convoqué par la commission de discipline de la FFF. Mais si c’était la première fois que son comportement prêtait à critique… C’est au moins la dixième…

Ceux qui avaient tenté de le soutenir dans la tragicomédie de Knysna sont quasiment blanchis. On les reverra dans deux mois au plus tard sous les ordres de Laurent Blanc. Certainement dans l’esprit de certains pour que les Bleus ne perdent pas tout. A n’y rien comprendre, disais-je. Car ce qui me frappe le plus, c’est qu’on a déjà oublié que ces joueurs ont été inexistants ces derniers mois en offrant par-dessus le marché l’exemple le plus parfait du non-respect du maillot bleu. Les cimetières du football sont remplis de joueurs irremplaçables.

Je résume. Une bande de (très) riches sportifs a non seulement totalement failli dans l’exercice de son métier (qualification pour le moins miraculeuse pour le Mondial, préparation calamiteuse pour cette même épreuve, accrochages permanents entre joueurs pour ne pas dire bagarres et enfin épisode de la grève) mais a de surcroît sciemment bafoué les valeurs fondamentales du sport.Je ne vais pas jouer au plus fin ni me muer en dictateur de pacotille, il ne faut quand même pas mettre ce beau monde en prison ! Mais souvenons-nous simplement des cris de rage poussés par les politiques, les sportifs et les autres au lendemain de la triste parodie de juin. Je les énumère en vrac : «Les imposteurs», «Ni moelle ni âme», «Ils jouent mal, ils ne jouent pas, ils ne s’aiment pas » «Une caricature de la France, un feuilleton épouvantable» Les grands esprits s’étaient même tortillé les méninges pour porter remède aux maux bleus… Tout le monde s’était promis de remettre les choses à plat et les têtes à l’endroit. Bilan, un président de la Fédération mis à la retraite à… soixante-quinze ans, et quatre punis à coups de règles en plastique sur les doigts…

Et si encore, l’on apercevait du mieux-respirant dans l’atmosphère. Mais non. Ces messieurs persistent. Pas d’excuses, pas de remises en cause ou presque. Et Hatem Ben Arfa qui se prend déjà pour un Sud-Africain…

Carton rouge pour les Bleus, millionnaires abrutis !

Ils doivent tous être exclus. Les Français ne veulent plus de ces millionnaires de l’équipe de France qui viennent de les insulter pour la énième fois, la dernière étant celle de trop.Ils n’étaient pas dignes de porter maillot français. On s’en doutait depuis quinze jours, on en est convaincus depuis cette invraisemblable scène de mutinerie de Knysna qui entrera malheureusement dans l’histoire de notre pays comme celle de la provocation ultime de sportifs totalement déconnectés des réalités.Le football reste le football. Qu’on le veuille ou non, il constitue une part importante de la culture nationale, chez nous comme ailleurs. Deux millions de licenciés le pratiquent dans l’hexagone et en font leur passion, voire l’une de leurs manières de vivre. Des millions de jeunes Français s’identifient à ces joueurs-lige. Jusqu’à ce dimanche, ces petits adorateurs osaient encore croire que leurs modèles sauraient enfin au moins rentrer leurs tristes egos dans leur short et se battre pour eux et pour le drapeau, et enfin se comporter en hommes responsables.Mais non, les Ribéry, Evra, Gallas et Cie ont mis à bas le peu de valeurs qu’on leur avait inculqué. En voulant défendre Anelka, l’indéfendable, en se mutinant publiquement, ils se sont mis hors jeu. A jamais. Bien sûr, tout cela n’est qu’une des conséquences des incompétences et décisions erratiques qui se sont succédées autour d’eux depuis des années. Mais il est évident que ce groupe a une énorme part de responsabilité dans ce clash inédit.

Ces Bleus planent littéralement au-dessus des contingences de la vie réelle

Disons-le tout net, ces joueurs ne sont pas des imbéciles mais des inconscients. Leur seul tort n’est pas d’être incultes, car ils n’y peuvent pas grand chose. Leur seul tort est de n’avoir pas su écouter les voix qui n’ont certainement pas manqué de les mettre en garde. Leur grande faute est de ne pas avoir compris que les millions qui leurs coulent des mains les conduisaient au dévoiement. Totalement obnubilés par leurs comptes en banque et littéralement infantilisés, ils sont incapables de comprendre le monde qui les entoure. Ils planent littéralement au-dessus des contingences de la vie réelle, ne pouvant à la limite agir efficacement que sur les commandes de leur Playstation…Les réactions, samedi, de Patrice Evra et, dimanche, de Franck Ribéry à l’exclusion de Nicolas Anelka, sont les plus puériles qu’il m’ait été donné d’entendre. Cette pseudo-solidarité de gosses privilégiés conduisant des Ferrari est insupportable mais elle est tout aussi triste. Car j’affirme, comme je l’ai déjà dit, que ces joueurs n’ont jamais reçu l’éducation ni le minimum de formation indispensables à une tranche de vie qu’il faut bien qualifier de hors norme. Il n’empêche que cette révolte de nantis est une injure fatale faite aux masses de gens qui les suivaient avec les yeux de Chimène.

Ce n’est plus une fessée qu’il faut leur administrer, c’est une sanction exemplaire. Un carton rouge.

Il faut botter l’arrière-train d’Anelka et de Ribéry

Oui, je sais, la mode est à l’éducation soi-disant moderne, à la psychologie douce adaptée aux bambins. Il faudrait même, selon certains parlementaires, interdire en France la bonne vieille fessée donnée aux enfants récalcitrants, dits « mal élevés ». Alors que méritent Nicolas Anelka et Franck Ribéry, les enfants terribles du foot tricolore ?

Le premier a insulté son sélectionneur en lui adressant à la mi-temps de France-Mexique un « sale fils de pute, va te faire enculer ». Le second aurait joué depuis des semaines le rôle de petit chef de cour de récréation, roulant ses petites mécaniques et imposant son insolente loi à tous ses camarades apeurés.

Le pire, c’est que ces deux mômes sans cervelle semblaient ces derniers temps avoir pris un peu de plomb dans leur tête. Anelka déclarait même il y a peu s’être mué en enfant sage et responsable. Après dix ans d’une carrière cahotique, guidée exclusivement par des frères-agents à la cupidité sans bornes, le natif de Trappes s’était marié en 2007 puis était devenu père de famille, semblant trouver enfin un équilibre jamais atteint jusque-là. Ribéry de son côté avait pris au Bayern une assurance si formidable depuis deux ans qu’on le croyait capable d’emmener les Bleus très haut. Dans les deux cas, fausse route, faux-semblants, tromperies sur toute la ligne.

Anelka aurait déjà dû être exclu des Bleus

Anelka s’est en fait menti à lui-même. Pas d’éducation, pas de réflexion, pas de mentor. Trop de lacunes pour un caractère aussi egotiste, une personnalité aussi renfermée. Il n’a pas pu, pas voulu prendre le bon chemin, errant de ville en ville, de clubs en clubs, croyant à chaque fois faire disparaître ses tourments derrière lui. Son passif en bleu, et notamment son incroyable mépris à l’endroit de Jacques Santini (« Pour me reprendre, il faudrait qu’il se mette à genou ! »), aurait déjà du lui valoir son exclusion de l’équipe de France. Pour Ribéry, c’est Zahia, qui un beau soir de 2009, a aperçu des gros billets dépassant de son portefeuille. Et Franck, étouffé par l’ampleur de la fumée nauséabonde de la révélation de son écart, est redevenu sans s’en rendre même compte l’ancien petit zonard de Boulogne-sur-mer.Les deux minots se sont cru des hommes. Nous aussi. Erreur. Monstrueuse erreur. La faute à qui ? A eux ? Oui. Mais c’est un peu facile. Ces deux-là ne donnaient plus aucune garantie depuis des mois. Domenech, le sélectionneur psycho-rigide, a comme toujours fait l’autruche. Quand ils ne sont pas mis au coin, les sales gosses persévèrent.

Plus d’excuses, je dis qu’il faut, outre des sanctions exemplaires et sans leur flanquer bien sûr de fessée, leur botter l’arrière-train…