Archives du mot-clé psy

Ces psys du sport aux sombres desseins

Et un « psy » de plus. Pour le XV de France cette fois.

Les toubibs des neurones s’installent sur les terrains depuis quelques années. Pas vraiment étonnant. Surprenant même qu’on ne les ait pas appelés au secours plus tôt. Freud l’avait dit il y a cent ans, l’inconscient nous dicte une bonne part de nos comportements.

Mais il est où ce putain d’inconscient et comment il nous manigance ? Si certains l’avaient découvert, comme Raymond Poulidor, Michel Jazy, Didier Six, Amélie Mauresmo, Brian Joubert et bien d’autres, les journaux et les  livres de sport auraient eu des couvertures bien différentes. Et les cheminées de ces têtes fragiles se seraient recouvertes de bien davantage de trophées.

Ce qui m’ennuie, c’est que les nouveaux Raspoutine sont aussi mystérieux que le gourou maudit de la dernière impératrice de Russie. On les planque, comme celui de l’équipe de France de foot, Jean-Pierre Doly, amené par Raymond Domenech chez les Bleus (pour 5000 euros par jour d’intervention!). Pourquoi donc ? Parce que simplement leur efficacité est a priori encore bien aléatoire, à l’inverse des kinés, des physios, des rhumatos et des chirurgiens qui réparent la casse et obtiennent des résultats tangibles.

A Vancouver (où les psys sont paraît-il en masse) depuis une semaine, nos skieurs tricolores, pourtant brillants durant la saison, s’écroulent psychologiquement tandis que nos biathlètes « surperforment » et accumulent les médailles. Bizarre autant qu’étrange. Reviens, Sigmund !

Chabal Com’mutant et Bastareaud Com’ediante !

Sébastien Chabal qui se blesse avant le Tournoi et qui l’annonce d’un coup de fil à son sélectionneur mais surtout sur Twitter. Mathieu Bastareaud qui revient chez les Bleus et qui communique plus avec son « psy » qu’avec ses entraîneurs. Pas de doute, on est en 2010. Le sport ne peut plus vivre sans une « comm » adaptée à son temps, très adaptée même.

Chabal, pour la deuxième fois en quelques semaines, donne de ses nouvelles sur la toile. Il a tout compris. Sans passer par la case Marcoussis (où se préparent les joueurs de l’équipe de France et où ils sont obligés de répondre au moins une fois aux questions de la presse avant chaque match), plus aucun journaliste mal intentionné (c’est le vice qu’il leur prête en tout cas) ne viendra le titiller pour lui demander de plus amples précisions sur son forfait. Je voudrais bien connaître la réaction (la vraie) des sélectionneurs à cette fuite. Le Racingman sera-t-il sanctionné pour ce type de comportement pour le moins baroque ?

Bastareaud, lui, dont le cas est tout de même bien différent, adopte la technique plus éprouvée de l’explication bien apprise, bien étudiée, par le biais de moult interviews dans les journaux. En substance: « J’ai failli, j’assume, je fais appel à une psy et je ne ferai plus la même connerie ». Le problème, c’est que cette connerie (fausse explication de sa sortie nocturne controversée en Nouvelle-Zélande), il ne l’a toujours pas détaillée. On ne sait toujours pas ce qui s’est réellement passé cette fameuse nuit à Wellington.Alors, qui a raison dans sa façon de communiquer ? Celui qui n’a pas tort pardi !