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Rendons à Max ce qui est à Guazzini

Oui, ça fait mal au cœur de voir le Stade Français dans de si sales draps. Car le club parisien n’entrera sans doute pas dans le dernier carré du Championnat après sa défaite à Brive, une première depuis huit ans.

J’aime bien le président Max Guazzini. Et je suis un peu triste pour lui qui vit cette année, jusque-là, une annus horribilis (classement médiocre en Top 14, blessures de joueurs en cascade, suspensions de Dupuy et Attoub, dossier du nouveau Jean-Bouin sans cesse repoussé, conflit avec la Fédération anglaise, émergence du Racing-Métro 92…). Pour ceux qui ne le savent pas, c’est sans doute en bonne partie, et je pèse mes mots, grâce à lui, que le rugby en France a repris un essor perdu dans les années 90.

Il a d’abord (re) créé le Stade Français de toutes pièces, et en a fait en une décennie un quintuple vainqueur du Brennus. Mais l’ovalie hexagonale et même européenne lui doit surtout d’avoir gagné une formidable modernité. Guazzini a osé parier sur des thèmes a priori inconcevables dans un sport qui ne vivait plus que dans une atmosphère de naphtaline.

Dans un premier temps effarés par les maillots roses, les spectacles de danseuses nues d’avant match ou les calendriers de bellâtres imberbes et déslipés, les édiles de l’époque « Ferrasse » ont dû ravaler leurs vieux principes, estomaqués par la réussite de l’ancien secrétaire de Dalida. Car le public – non seulement les hommes, mais les femmes et les enfants – a suivi en masse dans les stades et à la télé, et le public a toujours raison. Aucun autre sport ne rassemble aujourd’hui une population aussi familiale. Max a bel et bien lancé le rugby du XXIe siècle. Pourvu que ça dure.

Mais tout n’est pas encore fini cette saison pour Paris. Il reste la Coupe d’Europe et un quart de finale à jouer à… Toulouse. Max avait dit un jour qu’il préférait le rugby-spectacle au rugby-cassoulet. Attention à l’indigestion.

Pour les Jeux Olympiques à Paris. Alain Bernard, dis-nous oui!

Ah, les Jeux à Rio en 2016 !

Quand même, Copacabana c’est plus sexy que le fog londonien, les fraises à la crème  pourries de Wimbledon ou les coups de soleil sur la tronche des rosbeefs qui nous attendent en 2012 !

Du coup, tout ça nous remet l’eau à la bouche pour une candidature de Paris. Soit, le dernier coup, on a loupé notre affaire… Delanoë en tête de gondole, tu parles d’un teasing !

Mais aujourd’hui, je prétends que les choses ont changé. Et si on remettait le couvert pour 2020 ou 2028, il me semble que la Ville lumière aurait ses chances. Voilà pourquoi:

D’abord, on retirerait le beau Bertrand du casting mais on garderait ses idées. Eh oui, on a désormais le Vélib. Donc, toutes les compèt’ cyclistes des Jeux se feraient avec des vélos de la mairie… Pas besoin de vélodrome à construire, les parcours se feraient dans les rues de Paris, 100 millions d’euros d’économies. Et d’une.

Et de deux, pas de piscine non plus à creuser. On a déjà Paris Plage. On fait toutes les épreuves dans la Seine. Le 100 m nage libre sous le Pont Neuf, ça aurait de la gueule ! J’appelle tout de suite Alain Bernard pour avoir son avis. Tiens, encore 50 millions de moins.

Pour le rugby, qui sera olympique d’ici-là, pas de problème, le nouveau Jean-Bouin de Max Guazzini sera sorti de terre ! Et, d’une pierre deux coups, les maillots roses des Dieux du Stade pourront servir aux pépés de la gymnastique rythmique. Encore un paquet de pognon bien dépensé.

Enfin, je pensais que comme la plupart des compétitions étaient prévues dans le Bois de Boulogne (c’est absolument vrai) dans le dernier projet pour les Jeux à Paris, on  ouvrirait cette fois les compétitions à tous les genres sexuels. Finis les controverses ou les contrôles à n’en plus finir, comme aux derniers championnats du monde d’athlétisme, pour savoir si untel est un homme ou une femme.

Voilà, entre autres perspectives favorables, ce qui me fait dire que Paris a une très bonne carte à (re)jouer… Si vous avez d’autres idées, contactez-moi. Paris vaut bien une fesse.