Archives du mot-clé lorient

On entonne la Marseillaise, mais pas à l’OM

« Et pourtant elle tourne« , avait murmuré Galilée face à ses juges qui soutenaient mordicus que la terre immobile était le centre de tout. Et cet été, la terre du sport fait aussi sa révolution. « Quand ça change, ça change » aurait également dit Michel Audiard à propos du foot, de l’athlétisme, de la natation ou du rugby.

L’OM à la lanterne !

D’abord, ce pôvre OM, peuchère, est en pleine bouillabaisse. Plus de jeu, plus de joueurs, plus de sous. Pour résumer en un mot, et en en faisant un mauvais, c’est la « Dèche ». Deux matches de Ligue 1, deux défaites honteuses, la lanterne rouge au classement et il n’étonnerait personne que les supporters commencent à montrer les dents. Il devrait y avoir samedi prochain quelques banderoles vengeresses au Vélodrome pour le match contre Lorient. De façon pour les supporters à rappeler aux petits galopins en culotte courte qui ne les respectent plus que leurs salaires sont en partie réglés par les cochons de payants.

Tiens, au sujet de Lorient, on s’est fait plaisir cet été. Comme à Nancy, on a inauguré une pelouse en herbe qui ne pousse pas. Du synthétique, comme ils disent. Il faut dire que dans ces deux charmantes bourgades, la météo est rarement favorable à l’art de la balle ronde. Trop de pluie d’un côté, trop de neige de l’autre. C’est énervant à la longue. Mais visiblement, Bretons comme Lorrains étaient plus habitués à l’herbe de leur ancien fournisseur. Niçois et Rennais les ont tondus.

Ce sont l’athlé, la natation et le rugby qui tournent rond…

Mais cet été est surtout la saison du bouleversement de l’athlétisme et de la natation tricolores. Dix-huit médailles (huit en or) aux Championnats d’Europe la semaine dernière pour les athlètes, et déjà dix-sept (six en or) pour les nageurs. Ironie du sort, ces derniers temps, la Marseillaise n’est donc plus entonnée sur le Vieux-Port, mais sur les pistes, comme à Barcelone, ou dans les bassins, comme à Budapest. Et les Français aiment ça. Ils adorent même. Les Lemaître, Lavillenie, Soumaré, Rouault, Lacourt ou Agnel sont les nouveaux Bleus de France. Oubliés, et complètement, les Ribéry, Henry ou Evra, les mutins chagrins d’Afrique du Sud. Pan sur leur bec à ces ronchons enrichis, auxquels on joindra Hatem Ben Arfa, le gréviste post-Knysna. Les autres au moins ne réclament pas de primes, ne font pas dans la frime et ne commettent aucun crime.Et comme le rugby poursuit lui aussi sa marche vers le contentement des foules, il faut bien conclure que, et la boucle est bouclée, le ballon rond n’est définitivement plus le centre de l’univers.