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Lettre ouverte à Mr Eric DENOYER, président de Numéricable

Monsieur,

Une fois n’est pas coutume, j’utilise mon blog à propos d’un sujet sans lien avec le sport. C’est la première fois depuis quatre ans, c’est vous dire l’intensité de mon courroux.

Vous êtes, donc, Monsieur, le président de la société Numéricable qui est, pour mon malheur, le pire fournisseur de services du PAF, aujourd’hui comme hier (Noos). Et en toute logique je m’adresse ici à vous.

Je viens de fêter, en quinze années de bons et loyaux paiements de cochon d’abonné (au même endroit, sinon je peux ajouter dix ans de mes adresses antérieures), ma centième panne, ou coupure de réseau, ou tout ce que vous voudrez bien appeler un service qui cesse de fonctionner par la faute de n’importe qui excepté de son utilisateur.

Jamais de panne dans les pannes de Numéricable !

Je vous félicite pour cet authentique record de nullité. Car c’est véritablement extraordinaire, au sens propre du terme. Chaque mois au minimum, depuis les années 90, vos services tombent en rade. En tout cas, pour moi, la télévision. Cela dure une minute, une heure, une journée, mais toujours avec une invariable récurrence… Un phénomène aussi exemplaire et régulier que la rotation de la terre ou d’une horloge atomique. Jamais de panne dans vos pannes

Numéricable : jamais un geste commercial, jamais un effort technique en quinze ans !

Jamais non plus, je dis bien jamais, au cours de ces années, vous n’avez daigné faire un geste commercial spontané, encore moins d’efforts techniques véritables dans mon quartier ou mon immeuble… Une fois je crois, vous avez condescendu à m’octroyer un rabais, parce que je vous avais sollicité en râlant pour la éniéme fois.

Alors voilà, Monsieur DENOYER, je suis aussi obstiné que vous.

Je vais donc, bien sûr, faire cesser mon abonnement le plus vite possible. Sachez que je ne le pouvais pas, faute d’un autre service disponible de cablo-opérateur dans ma ville. Mais c’est fait, la fibre optique est arrivée par ici et je vais naturellement la prendre. Sans passer par vous, inutile de vous le préciser.

Savez-vous, Monsieur, que vos clients sont des clients mais aussi désormais des citoyens numériques ? Et qu’ils peuvent faire pression sur quiconque davantage que naguère, ou du moins se plaindre en étant un peu écoutés ? Je ne vais pas me gêner pour le faire.

Chaque occasion qui me sera offerte sur les réseaux sociaux de faire part de la plus déplorable expérience que j’ai jamais eu avec un fournisseur de services, je m’en servirai. Sans haine, mais justement avec la même obstination que vous montrez depuis tant de temps à mon égard (vous et vos prédécesseurs, s’entend) et, avec chacun le sait, des dizaines de milliers d’autres délaissés ou traités par dessus la jambe.

Je le ferai tout simplement par devoir. Car il me semble que c’est un devoir, non pas de dénoncer vos éternels et incorrigibles errements (ce ne serait pas charitable et après tout il règne peut-être un diable ou démon incontrôlable dans vos tuyaux, qui sait ?), mais d’essayer à mon petit niveau d’oeuvrer pour le bien de mon prochain, c’est à dire son droit inaliénable de regarder en paix et sans privation les programmes de la télévision française et d’ailleurs. Amen.

Je vous souhaite, Monsieur, une excellente année 2013.