Archives du mot-clé irlande

Nous battrons les Irlandais d’un pied !

L’Irlande est une belle terre, un beau pays. Dont nous autres, Français, avons tendance en foot ou en rugby à prononcer le nom souvent, très souvent, ces derniers temps. Et ce n’est pas fini puisque les 1er et 2 mai prochains, Biarritz et Toulouse se paieront le luxe de rencontrer le Munster et le Leinster en demi-finales de la Coupe d’Europe. Pas des cadeaux, ces deux Provinces irlandaises ! Les deux derniers champions d’Europe !Je serais Biarrot ou Toulousain, je me méfierais. Les Irlandais, qui sont déjà naturellement des durs à cuire, seront certainement habités par une motivation supplémentaire. Car ils ne sont pas oublieux non plus. Un certain Thierry Henry les a légèrement indisposés il y a quelques mois avec sa main baladeuse. Tiens, pour vous faire une comparaison avec nous, un truc façon « Alésia », « Waterloo », « Schumacher et Battiston ». Vous voyez le genre. De quoi garder l’incident dans les têtes pendant environ deux cents générations.Le plus marrant, ce serait que ces deux coups-là, on gagne à la dernière minute sur des coups de pied, une pénalité et un drop for example. Je ne suis pas si sûr que ça ferait rigoler les Irlandais. Pourtant, vaincre les Irlandais d’un pied, ce ne serait pas perdre le sens de la mesure.

Que Dieu pardonne Thierry Henry et l’Irlande !

Je les comprends un peu les Irlandais. Car cette fois, ce sont les verts du rugby qui s’amènent pour le Tournoi des VI Nations au Stade de France, trois mois après les footballeurs. Et l’un des leurs, le dénommé Keith Earls, dit en substance qu’il ne serait pas mécontent de se venger. De quoi ? De la main de Thierry Henry évidemment, qui a éliminé l’Irlande de la Coupe du monde de foot.

Et Earls va plus loin encore. Il y met de l’animosité. Il souhaite nous « rendre la monnaie de notre pièce ». Une victoire, en trichant, du Quinze du Trèfle lui paraitrait un juste retour des choses ! Reconnaissons que dans cette affaire, autrement dit le buzz monstrueux qui avait entouré la « mimine » d’Henry, nous autres Français n’avions pas versé dans le grand fair-play. Hormis Lizarazu et un ou deux autres, personne n’avait fait amende honorable au nom des Bleus. Ni fait semblant d’ailleurs. Le bon Raymond Domenech au premier chef. Et chez les rugbymen, à l’image de Lionel Nallet, le raisonnement était le même: « Les erreurs d’arbitrage, ça existe partout, l’essentiel c’est de se qualifier ».

Renversons les rôles. La France se serait fait avoir par une main irlandaise avec l’élimination à la clé, je suis bien persuadé que beaucoup seraient montés au créneau. Tous les hystériques habituels du cirque politico-médiatique auraient poussé leur gueulante pendant des semaines. Et samedi à Saint-Denis, le public aurait réservé un accueil épouvantable aux Irish.

Mon cher Keith Earls, votre ressentiment n’est pas très chrétien (protestant plutôt), mais que Dieu vous pardonne.

Irlandais, dites 33 !

Coriaces, ces Verts. Après avoir demandé à rejouer le France-Irlande, ils ont demandé à voir ce lundi, en délégation, le président de la FIFA, Joseph Blatter. Toujours cordial, ce bon Sepp les a reçus. Très aimablement on s’en doute. Il est Suisse et de bonne composition. Mais, tel qu’on le connaît, il a quand même dû se retenir de s’étouffer de rire en s’entendant proposer par ces mêmes Irlandais qu’on joue la prochaine Coupe du monde à trente-trois (au lieu de trente-deux) pays.

C’est vrai, la main de Thierry Henry, tout le monde l’a vue, a rétorqué le boss du foot mondial. De là à inviter l’Irlande en guest star… Pourquoi pas, a-t-il répliqué, inviter le Costa Rica qui s’est fait lui aussi blouser par l’Uruguayà cause d’un but hors jeu.

En poussant le bouchon un peu plus loin, on ne voit pas ce qui empêcherait de faire venir en Afrique du Sud le Luxembourg ou le Liechstentein. On imagine qu’ils trouveraient sans peine à la vidéo de quoi leur donner raison (un penalty non sifflé ou, que sais-je encore, un adversaire qui n’avait pas rentré son maillot dans son short).

Ah, Blatter a aussi confié qu’il avait discuté au téléphone avec Thierry Henry qui s’inquiétait de savoir s’il serait puni de son péché véniel… heu ! manuel. « Puni de quoi ? » s’est exclamé Sepp. Ces Helvètes, ils ont quand même du coffre, à défaut de lunettes !

Thierry Henry, responsable, pas (trop) coupable

Allez, il a fait une main. Il l’a reconnu. Soit, pas aussi franchement qu’on l’aurait souhaité. Mais, même la main dans le sac, les fautifs, mettons-nous un peu à leur place, ont du mal à passer à confesse.

Problème, cette « mimine » rend Thierry Henry l’homme le plus exécré d’Irlande. Et par voie de conséquence fait de la France un pays de tricheurs et d’escrocs. Henry est-il défendable ? Je me fais l’avocat du diable et je dis oui. Certes, le capitaine des Bleus a sciemment, et les images sont terribles pour lui, fait usage de sa main (il a tant de fois contrôlé le ballon avec la même efficacité avec ses pieds !) pour délivrer ensuite la passe décisive à Gallas. Mais, ce type de mauvais – très mauvais – réflexe, s’est produit à dix, vingt ou trente reprises durant ces deux matches de barrage (tacles par derrière, coups de coude, insultes entre joueurs et envers l’arbitre…) sans bien évidemment engendrer la fatale conséquence pour les Irlandais de celui d’Henry.

Vous me direz: mais pourquoi Titi n’a-t-il pas sur le terrain immédiatement, au moins en le laissant entendre par des gestes ou en en parlant avec ses adversaires, qui avaient tout vu, reconnu sa faute ? Il l’a dit après le match. Il n’est pas arbitre. Sur un million de gestes semblables, j’affirme qu’aucun sportif, professionnel ou amateur, ne vient spontanément avouer son forfait. Très rares sont les exemples contraires. Je me souviens d’un cas, en Angleterre je crois, où Bergkamp était allé indiquer à l’arbitre qu’il avait commis une faute avant de marquer.

Henry est un compétiteur. Et un homme, avec ses faiblesses. Il plaidera complètement coupable, un jour ou l’autre. Mais pas aujourd’hui.

PS: ma petite tête et ma mémoire m’ont joué des tours. Les cas de fair-play spontané de ces dernières années sur des terrains sont un peu plus nombreux que je pensais.

Si les Bleus gagnent, si les Bleus perdent…

Mercredi 17 novembre 2009, 23 heures.

France-Irlande: 2-1. Chouette. L’équipe de France part pour l’Afrique du Sud l’année prochaine. Je rembourre déjà les coussins de mon canapé pour la Coupe du monde. Je prends un crédit pour un poste 130 cm super HD plasma surround. Parce que c’est sûr, on va se régaler avec un Mondial de feu et on ira encore en finale en battant l’Espagne en huitièmes, le Brésil en quarts, l’Allemagne en demies (aux pénos, nom de dieu !) et l’Italie (encore aux pénos, renom de dieu !). Raymond Domenech est l’homme qu’il nous fallait. Il nous a encore plus enfumés qu’Aimé Jacquet. C’est un génie ! Les chaînes de télé l’adorent ce gars-là. Il rajoute deux matches au programme et gonfle les recettes publicitaires de M6, de TF1, des journaux, qui ne parlent que de lui. Thierry Henry va devenir l’été prochain le premier Français à gagner deux Coupes du monde. Mieux que Zidane. Le foot, c’est de la balle !

Mercredi 17 novembre 2009, 23 heures.

France-Irlande: 1-2. Chouette. Je le savais. Raymond Domenech est le dernier des toquards. Quelle différence avec Aimé Jacquet, qui lui savait parfaitement où il allait. Je garde mon vieux Sony cathodique. Elle est très bien cette télé et peut durer encore dix ans. Avec l’économie de faite, je réserve sur internet mes vacances d’été en Irlande. Beau pays. Et en plus, y aura personne. Tous en Afrique du Sud. Thierry Henry est un beau parleur. Comme il arrête sa carrière internationale ce soir, il va pouvoir parler à Canal +, comme les autres. Ce Mondial, je m’en fous, le Brésil n’est pas bon, l’Argentine patine, l’Allemagne est vraiment klein et l’Italie ne sait que défendre. Comme d’habitude, la finale va se jouer aux pénos. Le foot m’emmerde !