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TDF, la révolte. Sponsors des Bleus, la révolution

Les coureurs réfléchissent un peu avant de ne pas courir…

Sale temps.

La pluie a rendu la chaussée glissante dans la dernière descente de la 2e étape du Tour de France. Chutes en cascade, vélos à l’envers, plaies et bosses pour à peu près tout le peloton qui a décidé de rouler au ralenti les derniers kilomètres vers Spa. Sous la houlette du Maillot jaune Fabio Cancellara, les coureurs se sont donc révoltés… Contre qui ? Personne. Simplement contre le sort, « pour l’équité » a lâché le Suisse à l’arrivée. Les cyclistes sont en fait coutumiers du fait. C’est généralement lorsque les conditions atmosphériques leur semblent si préjudiciables qu’ils se liguent pour neutraliser la course. Et les organisateurs ne leur en tiennent la plupart du temps pas rigueur alors que les règlements les autorise à mettre hors course les récalcitrants.

J’avoue que j’approuve sans réserve ces coursiers qui n’ont quasiment aucune protection corporelle tout au long de l’année, qu’il pleuve, vente ou grêle. Et, vous me voyez venir, je ne les classe pas dans la même catégorie que des footballeurs qui refusent de faire leur métier autrement que dans un bus…

A l’avenir, ce qui se concevra bien s’énoncera clairement…

Tiens, comme je parle foot, mauvaise météo aussi pour les finances de cette pauvre Fédération. Pardi, les sponsors de la triste équipe de France font la gueule. Au point qu’ils menacent de faire la… révolution. Comme nous, ils en ont marre de voir les Bleus se foutre de leur gueule. Évidemment, soyons réalistes, ils n’ont pas les mêmes motivations. Nous, on est privés de dessert (et de hors d’œuvre ces derniers temps). Eux, c’est plus rien du tout. Ils voient leur fric, leurs investissement publicitaires s’envoler comme les tirs de Ribéry en Afrique du Sud… Alors, ils demandent carrément à entrer dans le circuit, à vouloir à l’avenir donner leur avis sur certaines choses… Et notamment la communication, secteur pour le moins défaillant depuis quelque temps… Franchement, je ne suis pas hostile à ce que les grands communicants de GDF-Suez, Carrefour, SFR ou Crédit Agricole, les plus furieux de la bande des souteneurs, donnent quelques leçons de sémantique, voire de maintien aux Bleus. Le problème, c’est qu’il y a du boulot… beaucoup de boulot !