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Giroud a une petite tête

Mais que leur passe-t-il par la tête ? Et qu’ont-ils à l’intérieur de leur caboche tous ces frappeurs de tronche, tous ces footballeurs et autres sportifs au front canaille ? Des cortex en bois ou en pierre ? Ou des crânes d’oeuf ?

Depuis Zidane et Materazzi, je me pose la question. Eux pas, et ça me provoque des grippes de cerveau. Je me casse la tête pour comprendre comment ce malheureux Olivier Giroud, auteur du dernier coup de boule en date, peut encore se servir de cette arme intellectuelle pour la majorité du genre humain, comme d’un poing.

Je m’étais donc avec mes élèves il y a quelque semaines penché sur le cas ô combien emblématique de notre Zizou national. Nous nous étions tordu nos déjà malingres neurones en millions de plus petits morceaux pour essayer de nous expliquer philosophiquement pourquoi une telle réaction de la part d’un artiste du ballon, d’un génie du coup de pied et de la grâce du geste.

Deux ou trois idées schizophréniques en étaient sorties. Dont celle d’un acte manqué, à part plus ou moins consciente. Une parole, finalement, un cri. Freudien. Avec des enfouissements psychanalytiques pas si fous qu’ils n’en ont l’air. Bref, de la violence qui n’aurait rien à voir avec de la bêtise pure, un terme d’ailleurs purement bête en lui-même. Nous avions penché pour une explication en rapport avec un déficit fondamental d’expression. On l’avait donc un peu excusé, ce mauvais génie de la calebasse.

Giroud a-t-il la capacité pensante à devenir moins « beau et moins con » ?

D’un autre côté, nous avions aussi dérapé sur des considérations de café du commerce. Résumées en des pensées nietzschéennes, façon « quels cons, ces footeux »… Giroud appartient-il à cette dernière catégorie ? Si le canonnier d’Arsène ne comprend toujours rien à rien, en tout cas pas davantage qu’au fonctionnement de la trajectoire d’un ballon, la réponse est vite faite. Le problème, c’est qu’à ce stade, de l’Emirates (désolé !), on a tendance à l’excuser le Gunner, et tous les autres imitateurs de Gérard Depardieu dans La Chèvre, sorte de précurseur en la matière… Il est con, point barre. Et on clôt le débat en en faisant, l’air de rien, un martyr de la connerie, autre concept simpliste et en tout cas pas traité aussi succinctement par les penseurs.

Alors quoi ? Il s’est excusé après coup, le bel Olivier, semblant avoir pris conscience de son inconscience. Il l’avait déjà fait après l’affaire de son ignoble slip pris en photo par la péripatéticienne londonienne à la cupidité aussi grosse que ses attributs mammaires, jurant à sa femme et à ses supporters que l’on ne le reprendrait plus à contredire la morale.

Gary Lineker a vite tweeté que Giroud était beau et con à la fois. La grande question est maintenant de savoir si Giroud préfère être moins beau et avoir plus de bonne tête.