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Coupe du monde, souvenirs subjectifs (7/10)

Le 11 juin, coup d’envoi de la dix-huitième Coupe du monde de football. D’ici là,  je vais essayer de vous en raconter dix épisodes qui m’ont particulièrement marqué…1998. Selon la formule consacrée, tout le monde se souvient de l’endroit où il était le jour de la finale France-Brésil, ce fameux 12 juillet. Oh oui, je m’en souviens. J’y étais ! J’officiais pour le Stade de France, pour son site internet tout nouvellement créé. Depuis l’inauguration de l’enceinte en janvier, à l’occasion de France-Espagne, je couvrais tous les événements organisés à Saint-Denis.

France-Brésil…

Je crois me rappeler chaque seconde de cette journée. L’arrivée vers 16h sur les parvis devant les grilles, le temps assez chaud et lourd, l’odeur de merguez, les supporters… Une ambiance dont je savais qu’il fallait conserver dans ma tête tous les détails. Pensez, un jour pareil, jamais je n’en vivrais de semblables. Chez moi. En bleu, blanc et rouge.

19h. Entrée dans le stade déjà bien rempli. De la couleur, partout. Le défilé de mannequins sur un faux parterre blanc, si je me le rappelle bien. De la musique aussi. Je monte dans les tribunes et je prends des photos des supporters brésiliens. De la couleur encore, du jaune et du vert. Et les spectateurs français, des hommes et beaucoup de femmes, celles-ci le plus souvent peinturlurées en tricolore…

20h45. Je me faufile dans la tribune officielle, juste en-dessous de la présidentielle. Pour voir ça presque au ras du sol. La présentation des équipes au micro. Fabien… Barthez, Didier… Deschamps, Zinedine… On s’y casserait la voix. Je jette sans cesse des regards devant, derrière, à droite, à gauche, pour y observer les émotions. Je prends des photos. Les gens sont comme en lévitation. Comme moi, ils savent que l’instant est unique, historique. Les hymnes. Tout le monde était déjà debout. Il y a des larmes qui coulent. Je quitte la tribune basse pour foncer tout en haut du stade et admirer ça du ciel en quelque sorte…

La première occasion pour Guivarch. L’envolée de Barthez un mètre au-dessus de Ronaldo… Peur sur le stade. Et le but. Le but de Zidane. A cent cinquante mètres de moi, en face. Un bruit. Le tonnerre, pendant une minute. Je crois n’avoir jamais entendu un truc pareil. La folie. Et ce n’était encore rien…