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Un samedi à Roland-Garros sur France 2…

C’était LE match de la semaine à Roland-Garros. Nul n’en doutait, ce troisième tour entre Djokovic et Del Potro constituait pour toutes les raisons du monde et à tous les sens du terme le choc des chocs du premier samedi de la quinzaine porte d’Auteuil. Sur France Télévisions, l’événement n’en était visiblement pas un…

La preuve de l’intérêt suprême de la rencontre avait été donné la veille par les deux hommes qui s’étaient livré deux sets durant à un ahurissant combat de puncheurs avant l’interruption due à la nuit. Deux manches phénoménales d’intensité et de puissance partagée d’un côté et l’autre du filet. Un niveau peut-être jamais atteint à Roland-Garros. Le public ne s’y était d’ailleurs pas trompé en se ruant sur le court Suzanne-Lenglen, où l’on avait délocalisé le match en fin de journée, provoquant un embouteillage sans exemple aux entrées.Le match reprend donc au même endroit le samedi aux alentours de 13 heures… sans que France 2, ou France 3 ou 4 ou 5, ne nous en retransmette d’image. Laurent Luyat, le sympathique animateur, lance son après-midi de tennis avec sa co-présentatrice Tatiana Golovin, dont il vante une minute durant comme chaque jour la coiffure, la tenue, la couleur de ses ongles et le charme universel, plus rarement le talent pédagogique…Djokovic et Del Potro pendant ce temps-là s’expliquent à coups de missiles sol-sol, de passing-shots supersoniques et de services dont les radars du périphérique d’à côté ne pourraient même pas mesurer la célérité… Mais Lionel Chamoulaud, le patron télévisuel des lieux depuis plus de vingt ans, est en place sur le Philippe-Chatrier, en compagnie d’Arnaud Boetsch, impeccable représentant de la marque Rolex en France et d’humeur badine. Le duo distille ses avis à la France entière sur un autre match, un sommet du jeu bien sûr, incontournable, le fabuleux Gilles SimonMardy Fish… On nous annonce qu’il fait beau, que le vent souffle un peu, que Fish « va à la pêche » (jeu de mots) et que Simon, alors que le premier set n’est pas achevé, jouera au prochain tour contre Söderling…

A Roland-Garros, le fantôme de Lacoste hante encore les lieux…

« Djoko » et « Delpo » sont toujours invisibles aux téléspectateurs… Luyat nous informe alors d’un scoop mondial, la présence de Richard Gasquet sur son plateau. Le public aurait, affirme Luyat d’un ton réjoui, applaudi à tout rompre son invité lors de son entrée sur le plateau situé tout en haut du Central. Vainqueur la veille de la terreur interplanétaire, le Brésilien Bellucci, le Français explique dix minutes durant qu’il est en forme, que le public le soutient plus que jamais, qu’il est très heureux d’être là, qu’il attend avec impatience son match du lendemain face à… Djokovic, qui n’en pas au même instant fini avec son troisième set… Six cent secondes aussi passionnantes qu’un échauffement de premier tour de double mixte seniors d’interclubs… Le cadreur de cet événement conserve lui toute sa concentration, focalisant ses plans sur Gasquet et son superbe polo dont tous les myopes, astygmates et daltoniens ne peuvent ignorer le sigle « Lacoste » écrit sur sa poitrine en lettres blanches sur fond rouge…Vers 15 heures, la France découvre enfin des bribes du match fantôme. Patrice Dominguez, curieusement le seul crédible foyer de connaissances tennistiques de la troupe de variétés de France Télévisions à Roland-Garros, doit faire vite, très vite, pour expliquer ce qui se déroule sous ses yeux. Un petit quart d’heure de plaisir… Avant la victoire de Djokovic, interviewé à sa sortie du court par Nelson Montfort :  « Nous sommes très heureux pour vous, Novak, nous vous souhaitons le plus grand bonheur dans ce tournoi, c’est toujours très agréable de vous parler…« , en somme soixante secondes de… France 2.

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2010, ce sera de la balle

Jamais je crois une année de tennis ne s’est présentée aussi passionnante et riche de belles promesses.

Il me semble qu’en 2010 tout pourra arriver au sommet des classements masculin ou féminin.

Chez ces messieurs, on n’avait jamais vu autant de talents réunis dans un Top 10. A Melbourne, le premier grand test des douze mois à venir, aucun favori ne se dégage nettement. Federer reste Federer, comme Nadal d’ailleurs, mais les deux phénomènes coincent depuis quelques mois, ils ne battent quasiment plus leurs plus proches rivaux. A l’instar de Davydenko, Del Potro ou même Djokovic et Murray qui n’ont plus peur de rien.

A mon humble avis, il ne faudra rater les derniers tours pour rien au monde, le niveau devrait être relevé comme jamais. Si le Suisse et l’Espagnol ne retrouvent pas pleinement leur génie et leur ambition, le vent pourrait tourner en leur défaveur, au moins provisoirement. Quant aux Français, Tsonga, Monfils ou même Gasquet, il sera intéressant de savoir s’ils ont les moyens de se mêler à cette magnifique bagarre en haut de la pyramide.

Chez les dames, le retour de Justine Hénin va à lui seul faire chauffer la cocotte-minute.

Je me régale à l’avance.

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Bravo l’ATP !

Alors là, de mémoire d’observateur du tennis, on n’avait jamais vu ça !

Ce bon Roger Federer a de quoi se triturer les méninges avant le dernier match (ce soir) de sa poule et après l’avant-dernier disputé cet après-midi, remporté par Murray sur Verdasco. S’il bat Del Potro en deux sets, il se qualifie et élimine l’Argentin. Le plus drôle, c’est qu’il se qualifie aussi s’il perd, encore en deux manches. Dans ce cas, ce sera Del Potro l’autre qualifié.

Mais le plus inouï, c’est que le Suisse sera éliminé s’il perd en trois sets, Murray et Del Potro le devanceraient alors au set average.

Va comprendre Charles !

Alors, que vas-tu décider Roger ? Tu gagnes ou tu perds, en deux sets ou en trois ? Tu veux ou tu veux pas ?…

Y sont pas un peu concons les cerveaux de l’ATP ?

 

PS: je vous raconte la suite après le match.