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Chabal Com’mutant et Bastareaud Com’ediante !

Sébastien Chabal qui se blesse avant le Tournoi et qui l’annonce d’un coup de fil à son sélectionneur mais surtout sur Twitter. Mathieu Bastareaud qui revient chez les Bleus et qui communique plus avec son « psy » qu’avec ses entraîneurs. Pas de doute, on est en 2010. Le sport ne peut plus vivre sans une « comm » adaptée à son temps, très adaptée même.

Chabal, pour la deuxième fois en quelques semaines, donne de ses nouvelles sur la toile. Il a tout compris. Sans passer par la case Marcoussis (où se préparent les joueurs de l’équipe de France et où ils sont obligés de répondre au moins une fois aux questions de la presse avant chaque match), plus aucun journaliste mal intentionné (c’est le vice qu’il leur prête en tout cas) ne viendra le titiller pour lui demander de plus amples précisions sur son forfait. Je voudrais bien connaître la réaction (la vraie) des sélectionneurs à cette fuite. Le Racingman sera-t-il sanctionné pour ce type de comportement pour le moins baroque ?

Bastareaud, lui, dont le cas est tout de même bien différent, adopte la technique plus éprouvée de l’explication bien apprise, bien étudiée, par le biais de moult interviews dans les journaux. En substance: « J’ai failli, j’assume, je fais appel à une psy et je ne ferai plus la même connerie ». Le problème, c’est que cette connerie (fausse explication de sa sortie nocturne controversée en Nouvelle-Zélande), il ne l’a toujours pas détaillée. On ne sait toujours pas ce qui s’est réellement passé cette fameuse nuit à Wellington.Alors, qui a raison dans sa façon de communiquer ? Celui qui n’a pas tort pardi !

L’ascension programmée du Racing-Métro 92

Je ne dis pas que j’en étais certain, mais le fait de voir le club francilien en haut de l’affiche avec aujourd’hui sa place sur le podium du Top 14 ne me surprend pas vraiment.

La réémergence de ce qui fut jadis le Racing Club de France est en effet programmée depuis que Jacky Lorenzetti a décidé de prendre ses destinées en main. Le Racing était une première fois ressorti de ses limbes dans les années 1980 et 1990 pour y tomber à nouveau dix ans plus tard.

Fortune faite, et bien faite, en revendant en 2006 Foncia, qu’il avait façonné en joyau européen de l’immobilier, pour 800 millions d’euros, Lorenzetti avait donc avec son portefeuille bien garni largement de quoi s’offrir une équipe à la gloire presque oubliée. Et  que l’on avait remisée dans un stade de Colombes lui aussi hanté par ses vieux fantômes.

J’ai suivi les Ciel et Blanc ces deux dernières années en Pro D2. Avec le net sentiment que ce M. Lorenzetti avait la ferme intention de remettre les deux couleurs à la mode. A la mode du temps bien sûr, à coups d’euros et donc de recrutement en béton (Bobo, Lombard, Wisniewski, Auradou, puis Nallet, Chabal, Steyn…), mais aussi avec ses méthodes. Lorenzetti n’est pas du genre batteleur. Mais après une évidente réflexion, il parle juste et avec une fermeté polie. Ses décisions sont jusque-là frappées du coin du bon sens.

Il veut même tailler des croupières à Max Guazzini, sans jamais le citer naturellement. En faisant sortir prochainement de terre, du côté de la Défense, un stade dédié au rugby et au Racing. Avant le nouveau Jean-Bouin de Max ?

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Vivement les paris en ligne

J’avoue attendre impatiemment que les jeux soient enfin ouverts. Mais, messieurs les hommes politiques, ne faites pas les choses à moitié. Vous avez le devoir impérieux de nous permettre de jouer sur des événements vraiment intéressants, qui nous passionnent au plus profond de nous-mêmes.

Les questions que l’on soumettra au peuple chaque semaine devront être cruciales. Quelques exemples si le système était déjà en place:

Raymond Domenech tapera-t-il sur l’épaule de Karim Benzema mercredi lors de France-Autriche ?

– Le prochain jogging de Nicolas Sarkozy se fera-t-il avec son fils, Jean ?

Laure Manaudou prénommera-t-elle son futur enfant Mark, Alain, Michael, Kiki, Amaury Rachida ou Lolo ?

– La prochaine pub de Sébastien Chabal sera-t-elle pour Gillette, Tampax ou Smart ?

– Le prochain contrôle de Richard Gasquet révèlera-t-il des traces de: jus d’orange, d’aspirine ou d’herbes de provence ?

– Le prochain match de l’Angleterre sera-t-il retransmis sur: La chaîne histoire, XXL ou le circuit interne de la Sécurité Sociale ?

Le jour où Chabal a bien failli me manger tout cru !

La scène se déroule en février 2009, à Marcoussis, le camp de base de l’équipe de France de rugby qui y réside durant le Tournoi des Six Nations.

Avec une trentaine de confrères (et consoeurs, il y en a aussi !) journalistes de la presse écrite, nous poireautons comme d’habitude en attendant les joueurs désignés pour répondre à nos questions dans le grand auditorium de « Marcatraz », comme le lieu a été appelé en raison de son style architectural aussi séduisant qu’une prison.

Et voilà qu’arrive sur le coup de midi Sébastien Chabal. La mine plus patibulaire encore qu’à l’accoutumée. La plupart d’entre nous entoure vite le barbu, bloc, stylos et enregistreurs en main. Première question, banale (question d’expérience, il ne faut pas réveiller la bête en sursaut !), première réponse: « Non ». De sa voix aussi caverneuse que son surnom, Chabal a planté le décor. Il est visiblement d’une humeur de dogue, prêt à éructer.

Les vingt minutes suivantes ne vont pas, moi compris, décevoir les pauvres plumitifs jetés en pâture au lion de Sale (son club d’alors).

Alors qu’un grand courageux à lunettes (c’est moi !) lui demande, le plus gentiment possible, avec un minimum de décibels, si le fait d’être remplaçant ne lui ferait pas en fait un peu plaisir…:

« Mais non, c’est débile votre question ! C’est con ! Votre question est débile ! » Chabal fait en même temps tourner sa tête de 90 degrés, vers ma pomme, et me fixe. J’ai à cet instant précis, je l’avoue, une furieuse envie de disparaître derrière mon enregistreur, d’être loin, très loin des yeux de braise de mon interlocuteur (mettez-vous quand même à ma place…). Je ne me dégonfle pas. Je me rends compte que ma question n’était peut-être pas bien tournée, que j’aurais dû la poser à l’envers.

« Je voulais dire, poursuis-je, que le fait que vous soyez remplaçant est tout simplement un choix délibéré du sélectionneur, Marc Lièvremont, qu’il compte sur vous à l’heure de jeu pour que vous jouiez votre rôle d' »impact player », et que d’autre part, vous ne pouvez pas jouer tous les matches comme titulaire, la fatigue… »

Chabal: « Non, c’est con… Si j’en avais l’occasion, je jouerais tous les matches pendant quatre-vingts minutes ». Et enfin, le Caveman m’assène un « C’est insupportable, vous êtes insupportable ! ». Fin de ma dérouillée ! Deux au trois autres vont encore se faire avoiner. Entre autres amabilités: « Comme ça, vous allez fermer vos bouches, tous! » ou, « Je vous le dis franchement, ça ne me réjouit pas d’être devant vous ».

Quelques minutes plus tard, je pousse la porte de sortie et me retrouve nez à nez avec ce bon Chabal ! Seul en face de lui, à à peine deux pas du géant. On ne s’est pas dit au revoir !

Philippe Verneaux.

PS: – Autre clash entre Chabal et des journalistes en mars 2009, bis du clash.

– La video de Chabal qui refuse de parler en anglais à un journaliste !