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Inter, la beauté des laids…

Mais qu’est-ce qui compte vraiment ? La victoire ou la manière ? Le débat alimente les conversations de comptoir depuis le premier coup d’envoi de l’histoire du foot.Après la double confrontation Inter Milan-Barcelone (3-1, 0-1) en demi-finale de la Ligue  des Champions, la polémique n’est pas près de s’éteindre. Elle aurait plutôt tendance à se raviver, genre incendie de forêt. L’Inter Milan a éliminé Barcelone après un match retour qui restera dans l’histoire des statistiques de l’épreuve. L’équipe italienne (sans Italiens, ou presque, mais c’est encore un autre sujet !) a effectué 67 passes (réussies) au Camp Nou contre 550 à son adversaireEt les Nerazzuri n’ont pas cadré un seul tir du match !Bon, ils avaient des circonstances un (tout) petit peu atténuantes pour ne pas se livrer, puisqu’ils avaient fait le nécessaire à l’aller et  qu’ils se sont retrouvés très vite à dix une bonne partie du match retour. Et, at last but not least, les bonshommes d’en face forment la plus belle machine à produire du jeu du monde depuis deux ans. Mais de là à avoir fait le coup de la ligne Siegfried…Alors, comme le disaient les anciens, la Coupe d’Europe n’est pas un concours de beauté. Soit. Mais l’Inter non plus n’est pas une équipe de patronage. Ses joueurs sont des stars eux aussi, des artistes même. Samuel Etoo réduit aux taches ingrates du tacleur fou (pardon à tous les défenseurs de la planète, il n’y a pas de sot métier ; j’en étais un…), je hurle au crime de lèse-majesté.Tant pis pour moi et mes plaisirs d’esthète. Car, pas de lézards, c’est José Mourinho qui est l’architecte unique de cette construction baroque, de ce Palais de béton qu’est l’Inter. A défaut d’admirer ses schémas tactiques, comme on dit chez les journalistes haut de gamme, il faut lui reconnaître son talent. Cet homme sait gagner.Pour le « beau », je repasserai. De toute façon, d’après mon banquier qui est aussi un peu philosophe, il parait que ce n’est qu’une vue de l’esprit…