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Lièvremont n’aime pas les faux-culs…

Merde alors. Marc Lièvremont s’y met lui aussi. A l’anglophobie rasant la pelouse, à la bonne vieille haine franchouillarde de la Perfide-Albion. L’entraîneur des Bleus n’a pas fait dans la dentelle une semaine avant le choc du Tournoi, samedi à Londres. En pleine paix, le sélectionneur français a sans raison apparente sorti son flingue : Les Anglais ? « Ben, on ne les aime pas, autant dire les choses sans hypocrisie.« 

Du coup, cet Angleterre-France qui s’annonçait déjà sous le signe de la castagne devrait être digne d’Azincourt, autrement dit un festival de virilités assez peu teintes de correction. Eh oui, parce que Marc la menace en a rajouté une couche au sujet de la famille franco-britannique : « On apprécie nos cousins italiens avec qui on partage la même qualité de vie, on apprécie les Celtes et leur convivialité… et puis parmi toutes ces nations, on a quand même un énorme point commun: on n’aime pas les Anglais ! »

Bon. Ça, c’est dit. Rosbeefs et Froggies, ça ne colle pas, telle est la conclusion du nouveau Napoléon du rugby : « On ne peut pas dire que ce soit avec eux qu’on ait le plus d’atomes crochus. » Mais qu’est-ce qu’ils lui ont donc fait ? Je parierais qu’à lui, personnellement, ni plus ni moins qu’à dix générations de joueurs français, l’une après l’autre toujours aussi remontée contre nos « amis » insulaires.

Alors quoi ? Qu’est-ce qui ne va pas entre eux et nous ? Je vous le dis, nous n’aimons pas les Anglais parce qu’ils sont… Anglais. Et là, Lièvremont a raison. Mais il s’est mal exprimé. Le bouillon, le brouillard, le breakfast, la conduite à gauche, les yards, le pudding, la livre sterling, ça ne nous plait pas, ça nous énerve même car on ne comprend rien, nous les Cartésiens, à une irrationalité pareille… Pas rationnel, voilà. J’irais dire jusqu’à « inhumain », de se taper des « beans » au petit déjeuner ou, plus récemment dans l’espace-temps, de laisser Jonny Wilkinson sur le banc des remplaçants…

Plus sérieusement, l’ami Marc a quand même bonne mémoire. En 1991, l’Angleterre débarque à Paris pour un quart de finale de la Coupe du monde. Et la manière employée par le XV de la Rose dépasse largement la perfidie. Un « contrat » est lancé sur Serge Blanco, victime de la plus odieuse série d’agressions de l’histoire du rugby franco-anglais. Et puis, et puis, cette façon, dans les années suivantes, de venir saluer en fin de match les Français durant une interminable enfilade de victoires sur les coqs par un « Sorry, good game »… C’est le mot que je cherchais, et qu’il n’a sans doute pas trouvé:  Lièvremont n’aime pas les faux-culs !