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Voeckler, trois jours pour mourir…

Le feuilleton, la saga de l’été. Mais quelle en sera la fin ? Le héros va-t-il survivre ou périr ? La France, gelée de haut en bas et dans toutes ses largeurs, brûle de passion pour Thomas Voeckler, son Jack Bauer à elle.

Comme le flic de 24h, Voeckler est petit, frêle, sentimental. Mais, comme l’ineffable Jack, Thomas ne veut pas céder, jamais, devant l’adversité. Jeudi, le Maillot Jaune est resté sur les épaules du Français à l’issue d’un épisode mémorable sur les pentes de l’Izoard et du Galibier. « Jack Voeckler » a encaissé tous les coups, le principal étant venu d’un dénommé Andy Schleck, un Luxembourgeois impitoyable.

Selon le scénario établi, il reste au petit géant trois épisodes pour éviter le pire. Qui serait de crever avant la fin, de se faire flinguer purement et simplement, autrement dit qu’on lui arrache sa tunique d’or. Par Andy, ou son frère Franck, lui aussi avec une kalachnikov en bandoulière, ou enfin par un troisième « méchant », Cadel Evans, un Australien à tête de mort. Car ils ne sont plus que quatre dans la scène finale puisque dans la bagarre du Galibier, le brigand Alberto Contador s’est fait désarmer et ne peut plus prétendre au trésor.

Voeckler ne gagnera peut-être pas. Ce n’est pas qu’on s’en fout, ça serait si beau que notre Popeye élevé aux seuls épinards gonfle ses biceps et vienne à bout de ses acharnés ennemis, mais on voudrait tant qu’il y arrive…

Trois jours, trois jours pour un Tour…

Andy Schleck et mon hypothalamus

Il n’a pas gagné mais on n’a vu que lui. Andy Schleck a aimanté tous les regards de ce Tour 2010. Et en plus de flinguer dans les cotes, il cause. Ses propos ne sont jamais lénifiants. Il a tout essayé pour battre Alberto Contador. Il n’a pas pu, un coquin de sort lui ayant sans doute coûté la victoire dans les Pyrénées.Mais Andy, sur ce simple saut de chaîne dans la montée du port de Balès alors qu’il venait de lâcher l’Espagnol, a gagné une popularité immense. Rarement, peut-être jamais, un deuxième du Tour n’en sera sorti plus grand que le premier. D’autant que Contador a le charisme d’une selle de vélo et le fair-play d’un quinziste anglais autant que faux derche qui profère « sorry, good game ! » à la fin d’un match gagné.Je ne sais pas si Schleck, ce citoyen du Luxembourg à la population équivalente de quelques quartiers de Paris, remportera un jour le Tour. Quoi qu’il arrive, c’est lui et pas Contador « le pot de fleurs » qui régalera mon lobe frontal, plus exactement mon hypothalamus, l’endroit d’où naissent les émotions, si l’on en croit les grands savants du cerveau.