Archives du mot-clé andre agassi

Agassi, mon sportif mondial de l’année

D’accord, Dédé a rangé définitivement ses raquettes il y a trois ans. Mais je lui décerne quand même le titre honorifique de sportif de l’année.

Parce que, dans le genre match au sommet, Andre Agassi joue à son meilleur niveau dans son autobiographie parue en novembre (pour la version française, patientez jusqu’au 10 décembre). Entre autres révélations amusantes – ou pathétiques -, il avoue que le tennis le dégoutait, qu’il s’est coiffé d’une moumoute en finale de Roland-Garros pour masquer sa calvitie naissante, qu’il s’est drogué en période de dépression et enfin qu’il ne portait pas vraiment Pete Sampras dans son coeur. Le mari de Steffi Graf a par conséquent au moins le mérite, certes tardif, de ne pas s’être fait inviter au bal des faux-culs.

Sur la deuxième marche du podium, je place Flavio Briatore. Pour l’ensemble de son oeuvre, autant que pour sa magouille qui a entraîné sa radiation perpétuelle de la F1 au GP de Singapour. Comme Agassi, l’homme est finalement franc du collier. Rien que sa prédilection en son temps pour Naomi Campbell lui vaut de ma part des félicitations appuyées.

Enfin, je place Tiger Woods en troisième position. Quatorze titres du Grand Chelem (en cours) et premier sportif de l’histoire à dépasser le milliard de dollars de gains. Un génie absolu du sport. Qui, on l’apprend depuis quelques jours, donne beaucoup de travail aux établissements hospitaliers de son quartier et possède en outre un don d’ubiquité assez phénoménal. Le Tigre aurait en effet un sens aigu de sa destinée sportive, allant par exemple jusqu’à aller aux putts plus beaucoup plus souvent qu’on ne l’aurait imaginé!

ARTICLES SIMILAIRES :

Agassi aussi !

« De toute façon, ils sont tous chargés ! » Voilà l’antienne que le bon peuple ressort à chaque fois qu’on lui pose la question de savoir si les sportifs sont coupables de dopage ou de prise illicite de drogue.

Et le bon peuple a raison. Au moins sur le fait qu’aucun sportif de renom n’a résisté à la vilaine tentation. Andre Agassi avoue à son tour. Le gentil Agassi à qui l’on aurait donné le bon dieu sans confession s’est lui aussi laissé aller vers les affres de la défonce artificielle. C’est son droit. Chacun est libre de ses comportements.

Le problème, c’est que le Kid de Las Vegas, star des stars du tennis, avoue aussi avoir menti lors de son contrôle positif subi en 1997. Et qu’il n’aurait jamais dû poursuivre impunément sa carrière. Et gagner tous ses titres acquis en suivant. Car l’ATP avait alors cru, ou voulu croire, le mensonge éhonté du joueur (« la drogue est tombée par accident dans mon verre ») et mis Dédé hors de cause.

Comme (beaucoup) d’autres, Agassi a gagné en trichant. Sur le dos de ses adversaires, qui n’ont eux pas, ou peut-être pas, triché. Bon point pour lui, et je pense que c’est la principale cause de ses aveux, Agassi est désormais un père de famille. Et qui ne supporte pas de vivre dans le mensonge vis à vis de son épouse (Steffi Graf) et de ses enfants. Faute avouée…