Archives pour la catégorie Ligue Champions 2013-2014

Ribéry mérite des claques

Ribéry claque

Il est indécrottable, Franck Ribéry. On le croyait pourtant rangé des voitures et des caprices ou dérapages en tout genre.

Il avait juré craché qu’on ne le reprendrait plus à descendre d’un bus sans billet ou à prendre son ticket pour entrer dans une chambre de péripatéticienne. Plus le petit mouvement d’humeur ni un mot plus haut que l’autre…

C’était du parjure, une promesse de gas-con, un serment de politicien jésuite… Il a récidivé dans la bêtise ce mardi, Franckie, chez lui, dans son jardin de Munich devant 70 000 buveurs de ses dribbles et qu’il a mis en bière.

Le Bayern a pris une baffe monstrueuse face au Real (0-4) en demi-finale retour de la Ligue des Champions et vous, Monsieur Ribéry vous êtes allé coller une claque sournoise au Madrilène Carvajal.

Une gifle bien vilaine, en tapinois. Planqué derrière votre copain bien grand et costaud, Boateng. Et hop, comme dans la cour de récré. Le geste de gamin, mais pas comme à l’école, parce que vu à la télé. Une vingtaine de caméras à l’Allianz Arena, dont deux qui vous ont chopé plein vol, en plein oubli de bonne conduite.

Oui, évidemment, l’ami Carvajal avait bien dû faire un petit quelque chose pour mériter cette bonne tape. Mais on le dit, redit et répète en boucle dans les salles de classe et toutes les maisons de toutes les villes du monde, on ne doit pas frapper ses petits camarades… Même si ils ont été vilains.

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Le PSG est fair-play, pas Mourinho !

Allez, ce n’est que justice. Imaginez que le PSG ait soulevé la Coupe d’Europe cette année, là, en éliminant Chelsea puis le Barça en demies, et en battant le Bayern en finale…

Trop facile ! Trop scandaleux ! Une Ligue des Champions en humiliant des géants aux pieds d’or et en sortant le plus gros paquet de pognon de l’histoire du foot en si peu de temps… Non, ça aurait été indécent, une nique aux clubs à tradition, une nique au fair-play ! Le fair-play de Platini, le nouvel économiste économe du football.

Même Roman Abramovic, l’oligarque aux centaines de milliards de roubles n’avait pas largué autant d’oseille que l’Emir du Qatar pour gagner la Coupe aux grandes oreilles. Et il avait mis dix piges…

Oui, il y a une justice immanente. Des océans de fric, pourquoi pas, mais osons au moins exiger qu’il y ait en contrepartie un peu de sueur et de larmes, voire de sang, et au minimum mille tonnes d’emmerdements pour mériter son dû.

Donc, l’Etat du Golfe va devoir remettre au pot. Un bon petit paquet. Qui va se compter de nouveau en petites centaines de millions d’euros puisque les recrutés les plus chers des vingt-quatre derniers mois, Cavani, Pastore et Cie sont manifestement à côté de leurs pompes les jours J et les heures H, comme à Stamford Bridge ce mardi 8 avril 2014.

Mourinho ne respecte pas le bon dieu !

Des fonds, et du gaz ou du pétrole, il n’en manque pas le Qatar SG. Ce qui lui manque, c’est plutôt des idées de fond et une vraie équipe qui jouerait à fond quand elle n’a pas en face d’elle des smicards de Ligue 1.

Paris manque sans doute aussi d’un milliardaire sur son banc puisqu’il n’ y a bien entendu plus moyen de se payer des « Mourinho » au rabais. Non seulement il est riche le Portugais, mais, et c’est très énervant, il est aussi malingre et surtout malin que notre Astérix à nous.

Il a, le bougre, refait son monde et surtout son équipe en six jours, sans même un dimanche de repos que le bon dieu lui-même s’était octroyé. Non, José, tu n’es pas fair-play…

Pastore est bien plus brillant sans brillantine !

C’était le parfait « invendable », Javier Pastore, le cheval de retour qui allait finir dans les courses « à réclamer ». Pire, dans le langage de la bourse, une junk bond, vous savez ces actions pourries que les courtiers se refilent comme des patates chaudes jusqu’au jour où elles ne valent plus rien qu’un morceau de papier…

Ce chiffon en short ne valait plus que le prix de son éternelle brillantine. C’est à dire à peu près quarante deux million de moins que le prix de son transfert en 2011 de Palerme au Qatar SG, autrement dit zéro euro et quelques centimes…

Jusqu’à ce mardi pas noir du tout sur le flanc droit de la pelouse du Parc des Princes. Javier Pastore, en quatre secondes environ, le temps de trois ou quatre dribbles sublimes en Paso Doble face à quatre ou cinq joueurs ébahis et impuissants de Chelsea, a tout d’un coup revalu l’extravagance de son prix d’achat.

Celui d’un footballeur capable de hisser peut-être à lui seul un club en demi-finale de Ligue des Champions. Celui que paient la petite demi-douzaine de clubs capables de s’offrir la quelque demi-douzaine d’artistes capables de leur offrir leur paradis du ballon rond, la victoire en Ligue des Champions.

Le grand Pastore, le beau Pastore

A Paris contre les « Mourinho boys », on attendait évidemment Zlatan ou Cavani, voire l’un des nouveaux produits d’appel de l’ère businesso-marketing qatarienne, comme Matuidi, pour incarner ce rôle de faiseur de pierre philosophale. Mais Pastore, le grand Pastore, le beau Pastore, s’est levé de son banc en fin de match, tranquille comme à l’habitude, pour remplacer au pied levé Lavezzi.

L’Argentin ne devait en réalité que boucher un trou pendant les ultimes secondes du match, un gouffre béant formé par la blessure de l’infortuné Ibrahimovic, dont un muscle de sa cuisse droite avait lâché un peu auparavant.

Le dégingandé Javier, pas stressé l’ombre d’une seule fois depuis trois ans ni par ses détracteurs ni par ses performances de génie égaré, et seulement inquiet en ce 2 mars à 22h40 de la tenue parfaite de sa nouvelle coiffure « naturelle » dépouillée de tout fard capillaire à la Cristiano Ronaldo.

Sans laque, ce fut le feu au lac british. Le troisième but parisien, un feu de magie. Javier, oui, de l’or en barre. Et maintenant, il le vaut bien.