En 1924 c’était pareil !

Rien de neuf. Les jeux Olympiques fascinaient déjà nos hommes de presse il y a cent ans, nos medias dit-on aujourd’hui. Mais aussi les hommes politiques.

Le 20 octobre 1920, dans le Miroir des Sports, l’un des journaux de l’époque faisant autorité, à l’image de notre Equipe, l’auteur de l’article, Gaston Vidal le député de l’Allier et accessoirement président de la puissante organisation de l’USFSA – grand ordonnateur du sport français -, invoquait des arguments que l’on retrouve quasiment mot à mot dans les plaquettes de la candidature de Paris 2024 :

[…] elle (La France) les demande aussi parce qu’elle est sûre de pouvoir les organiser aussi bien, sinon mieux que toute autre nation, et que, nulle part ailleurs, ils n’auront un aussi grand retentissement qu’à Paris. Car la France est toujours la France et il n’y a qu’un Paris dans le monde. […].

Gaston Vidal y allait même presque plus fort que Chirac, Sarkozy, Hollande, Delanoë et Hidalgo réunis :

[…] Ceci prouve combien la clientèle sportive est devenue extraordinairement dense, et c’est pourquoi, pour le Stade qui doit servir de cadre à un spectacle aussi exceptionnel que les Jeux olympiques, il faut voir grand, très grand, beaucoup plus grand que tout ce qui a été fait jusqu’à présent, même à Stockholm et à Berlin. Il faut un Stade qui puisse contenir cent mille personnes. Et il faut ce Stade sinon au centre même de Paris — Glarner a parlé du Champ de Mars, de l’hôtel Biron — du moins immédiatement aux portes même de la capitale et à un endroit où aboutissent de nombreux moyens de communication. […]

Et Vidal de conclure :

« Nos édiles sont à présent suffisamment avertis de l’importance prise dans la vie publique par l’activité sportive, pour se rendre compte du bénéfice moral et matériel énorme que tirerait la capitale du choix de Paris comme siège de l’Olympiade de 1924. »

En 2017, rien de nouveau sous le soleil de l’olympisme, de la politique, de la rhétorique et de la communication.

 

 

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