JO 2012 : Oh les filles !

Elles sont de moins en moins discrètes nos Bleues, du foot, du basket et du handball. A se demander si un président ou un premier ministre ne va pas commencer à les cocher sur son agenda pour ses tournées promotionnelles. En cette première journée des Jeux, on n’a vu qu’elles. Même s’il a fallu méchamment zapper parce qu’elles étaient vicieusement programmées, presque en même temps, en soirée et à l’issue d’un samedi plutôt noir jusque-là pour notre drapeau, au judo, en natation, voire au tir à l’arc.

Et que, par le miracle d’un enchaînement de bonheurs devenus assez rares, ces trois petites troupes l’ont emporté chacune de leur côté alors que l’affaire n’était pas gagnée d’avance. Les Bleuettes de Bruno Bini, le seul intello du foot mondial, ont réagi en cheftaines après leur défaite pas marrante (2-4) contre les Américaines. Elles ont terrassé (5-0) des Nord-Coréennes pas vraiment à la fête et qui d’ailleurs, les malheureuses, n’y seront jamais.

Ces Bleues-là non plus, on ne les verra sans doute pas de si tôt en boite de nuit à la mode comme leurs collègues à duvet dont on taira aujourd’hui par charité les noms. Pas le genre de la maison Bini. Quoique s’il y avait, rêvons éveillés, médaille d’or dans quinze jours à Wembley, on ne serait pas étonné qu’elles fêtent ça gentiment au pub du coin.

Chez nos basketteuses, le boulot commencent aussi à payer. Céline Dumerc et Edwige Lawson-Wade, nos « Tony Parker » en jupons, ne brassent pas les millions de dollars ni ne fréquentent le tout-Hollywood, mais la balle leur colle autant aux mains qu’à TP. Contre le Brésil, la grande et plus du tout pataude Isabelle Yacoubou, avec son mètre quatre vingt-dix et ses ongles et cheveux peinturlurés, a foutu une trouille pas possible  aux intérieures auriverde qui ont fini par abandonner le carnaval.

Sous les yeux d’un Boris Diaw, venu en voisin de tournoi et ami prendre quelques leçons de pénétration dans la raquette. Du travail bien (73-58) et joliment fait. Très joliment même. On ne se lasse pas par exemple des tirs en suspension si harmonieux d’Emilie Gomis, que ses mollets font paraît-il souffrir ces derniers temps, mais qui ne modifient en rien les proportions générales des jambes à faire pâlir de jalousie Adrianna Karembeu (ou ex-Karembeu, aux dernières nouvelles).

Pour les handballeuses tricolores, tout va très bien également, merci. Une omelette « norvégienne » avalée d’entrée (24-23) sans la moindre indigestion. Les joyeuses mais très sérieuses copines bossent depuis maintenant des années leur tactique, leur technique et leur physique sous la houlette du très obstiné et rusé Bruno Krumbholtz. Et elles sont quand même vice-championnes du monde en titre nos super-girls, la plupart du temps interchangeables à tous les postes, comme les gardiennes Leynaud et Darleux (ah, la sublime Cléopatre !). Sans faire trop de bruit ni surtout de pognon, ce qui, convenez-en, constitue une sorte d’injustice immanente, vu les comparaisons récentes qu’il est inutile de faire avec d’autres.

Tout ça pour dire qu’on était bien content de cette petite fête médiatique du samedi soir olympique avec nos nanas bleues. Ça change.

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