France-All Blacks : Leurs dix plus belles minutes…

Churchill avait parlé de « leur plus belle heure », à propos d’une poignée d’aviateurs britanniques qui s’étaient illustrés dans le ciel d’Angleterre lors d’une journée de septembre 1940 et qui avaient sauvé tout le royaume. Les Bleus ont vécu ce samedi face aux All Blacks les dix plus belles minutes de l’ère Lièvremont, les dix premières de leur bataille d’Auckland du 24 septembre 2011… Pas de victoire au bout (17-37), mais de l’espoir, un beau bout d’espoir pour la suite des hostilités.

Phénoménales six cents secondes contre des All Blacks presque médusés par tant de hargne, d’adresse et d’un French Flair qu’ils craignaient tant… Remarquables et surprenants Bleus, enchaînant les mouvements supersoniques, à l’image d’une charnière Yachvili-Parra à réaction, d’un Picamoles aux coups de rein thermo-nucléaires ou un d’un Rougerie qui aurait plaqué un Everest en marche…

C’était la France qu’on attendait après un haka néo-zélandais plus guerrier, plus sanglant que jamais, ponctué d’un geste d’égorgement que les instances internationales feraient bien d’éradiquer pour que tous les petits enfants du monde ne s’endorment plus avec les idées… noires. Mais, mais, mais…

Contre les All Blacks, il ne faut jamais rien oublier !

La mémoire est là pour rappeler aux réalités. On l’avait oubliée, cette mémoire… Le fameux syndrome de l’anosognosie… On ne sait plus qu’on ne sait plus ! Les Blacks n’aiment pas qu’on ne se souvienne pas d’eux, surtout quand ils sont en face des Français, leur pire cauchemar. Oubli, oubli, oubli. De plaquer, à la dixième minute précisément, pour sa première sortie offensive du match, Ma’a Nonu, le trois-quart centre à la fois le plus agile et le plus féroce du monde. Qui transperce la défense en beurre pasteurisé de France. Début de la purée de pois… Nuages, pluie, grêle à suivre !

Les Bleus ont perdu, bien perdu. Parce que les Blacks ont récité dans les soixante-dix minutes suivantes le jeu le plus extraordinaire qui soit, celui qu’ils ont en mémoire depuis un siècle, qu’on pourrait appeler avec un peu d’ironie, celui des Lumières… Noires. Mais l’équipe de France, vêtue de blanc, comme à l’Eden Park, ne craint pas les ténèbres…

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