Guazzini, il est libre, Max…

C’est l’histoire d’un club et d’une ville pas comme les autres. Il y aura un avant et un après Max Guazzini, président du Stade Français de 1992 à 2011. Je crois que l’homme ne sait toujours pas vraiment pourquoi il avait décidé de venir à Jean-Bouin il y a dix-neuf ans. Je crois aussi qu’il ne veut pas vraiment savoir pourquoi il est parti ce lundi 19 juin 2011

Entretemps, et un peu comme par enchantement, le rugby aura changé, beaucoup, du tout au tout. Max a tout simplement fait – dans les temps modernes – ce qu’aucun autre dirigeant, de n’importe quelle autre discipline sportive, n’avait accompli avant lui. On s’en rendra compte peut-être un peu plus tard mais, en deux décennies, le rugby français est devenu, par la grâce de ses coups de cœur, de ses idées novatrices voire audacieuses et presque libertines, un sport po-pu-lai-re !

Il y aura désormais un « rose » Guazzini !

Mais l’homme est complexe, peut-être complexé, je ne sais pas. En tout cas, il s’est servi de tous ses ressorts cellulaires pour avancer. On l’a critiqué, raillé, honni parfois. Il a tenu bon contre vents et marées et fait de son club un phénomène. De société. Le Stade Français est plus connu dans le monde que le Stade Toulousain, quatre fois champion d’Europe et dix-sept fois champion de France. La mode du rose est passé du tutu des danseuses de l’Opéra à celui des maillots suants de ces costauds et virils rugbymen. On va de nos jours au Stade de France en famille et par grappes de presque cent mille pour admirer ces messieurs se filer des marrons. Et on étale sans honte et bien ouvert sur la table basse de son salon le calendrier des Dieux du Stade, recueil des plus beaux derrières et attributs mâles de la profession…

Je crois enfin, et je le disais il y a quelques mois, que Max Guazzini s’est un beau jour lassé. De ses amours, de ses amis, de ses emmerdes au Stade Français et ailleurs. Max se sentait de plus en plus menotté par des contingences qui lui coupaient la respiration. Dans un ultime effort, comme un acte de délivrance et pour ne pas voir son Stade Français couler, Max a trouvé les dix ou quinze millions d’euros nécessaires à sa survie. Mais la suite ce sera sans lui… Il est libre, Max, de rejouer à autre chose et de revoir la vie en rose…

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