Kombouaré, Laporte, Simon, ils causent plus, ils flinguent !

Ces derniers jours, c’est un peu O.K. Corral. On bastonne, on dégaine et on flingue à tout va. Trois règlements de compte en trois jours. Au PSG entre Kombouaré et Edel, à Bayonne entre Salagoïty et Laporte et, plus surprenant, en équipe de France de Coupe Davis entre Simon et Forget.

Dans les deux premiers cas, la fumée est sortie des naseaux, les oreilles se sont frottées et on en est quasiment venus aux mains.

L’entraîneur du PSG, s’il n’avait pas été retenu par de bons camarades, aurait selon certains témoins volé dans les plumes de son gardien de but dans le couloir des vestiaires du Parc des Princes samedi dernier. Il faut dire que Edel ne lui avait pas témoigné une franche courtoisie alors que son coach s’était permis de le recadrer un instant plus tôt : « Ferme ta gueule, viens ici pour voir« , lui aurait alors lancé le portier dont l’acte de naissance est à comparer au Graal, introuvable.Bernard Laporte et Gilles Simon font siffler les balles…

En rugby, on a souvent le sang chaud. Les marrons fleurissent sans qu’on s’en émeuve plus que ça. Sur les terrains surtout. En dehors, c’est un peu plus rare, même si depuis quelque temps, la moutarde monte au nez de pas mal de ces messieurs de l’ovalie. Les millions commencent à leur tourner la tête. La scène qui a opposé en fin de semaine dernière le président de Bayonne au Calife qui veut lui prendre sa place aurait pu les envoyer tous les deux dans un commissariat du pays Basque. Heureusement pour eux, leur entrevue s’est déroulée en terrain protégé, dans le salon de la maison de vacances du sponsor principal du club, Alain Afflelou. Les noms d’oiseau ont paraît-il fusé. Salagoïty, qui n’est pas, ou plus, fou d’Afflelou, s’en serait d’abord pris à Bernard Laporte. L’ex-ministre lui court sérieusement sur le haricot depuis qu’il a débarqué à Jean-Dauger. On l’aurait prié, supplié même à l’entendre, de venir donner un coup de main à un club qui n’en peut éternellement plus d’être le second du premier du coin, le BO. Salagoïty considère que le coup de main s’est transformé en coup de force et que l’ancien sélectionneur n’a pas de bonnes manières. Et il le lui a dit : « Je n’ai plus confiance en toi ». L’autre lui a quasiment sauté au cou de rage. « C’est un menteur, un grand manipulateur », se répand-il désormais dans les medias, concluant d’un peu amène « je ne travaillerai plus jamais avec cet homme. »Enfin, c’est dans le petit monde feutré et poli du tennis que s’est produit le dernier clash. Gilles Simon, respectable père de famille, jamais un mot plus haut que l’autre, a fendu son armure via une interview à L’Equipe pour donner son avis sur le fonctionnement interne de la maison. « Chacun fait ce qu’il veut » ou « Qu’il ne parle pas de mon jeu », Guy Forget en a pris pour son grade de capitaine. Dégalonné, le Guitou, réduit au rôle de petit lieutenant dépassé par des troufions qui seraient irrespectueux du règlement. Bref, ce serait le bordel au régiment. Forget a tenté, sans convaincre vraiment, de dégonfler l’affaire à Vienne en Autriche, où les Bleus pourraient bien valser dès le premier tour… Simon, de son côté, a tout mis sur le dos du journaliste, qui a tout compris de travers et à qui il en veut à mort d’avoir travesti ses propos : « Je ne lui pardonnerai jamais… »

En amour, disait le philosophe, on ne peut se comprendre qu’à demi-mot. En sport, en ce moment, il n’y a même plus de demi-mesure…

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