Docteur Raymond et Mister Domenech…

De deux choses l’une, soit Raymond est définitivement le meilleur acteur de sa génération, soit l’ancien sélectionneur a été marabouté. Domenech, dans son interview à L’Express ce mardi, nous la joue globalement plutôt « confession d’un repenti ». Mais on y retrouve aussi, on ne se refait pas, les vieux relents du Raymond intraitable, obstiné, voire psycho-rigide, qu’il n’avait jamais expulsé de son « moi » durant ses six années de mandat à la tête des Bleus.

Côté franchise, on est dans l’ensemble bien servi. Ah, que j’aurais aimé entendre l’ami « Ray » nous livrer six mois ou un an avant la Coupe du monde 2010 ce qu’il consent à expulser huit mois après: « Soyons clairs: je me suis planté, je n’ai pas dû choisir les bons joueurs ni trouver les mots qu’il fallait« . On l’aurait plaint, presque consolé de son aveuglement… Tiens, je l’aurais embrassé s’il avait tiré les conséquences de sa prise de conscience. Mais oui, ne pas prendre Anelka l’insoumis, renoncer aux services d’un Henry à l’agonie, de ne pas retenir un Gallas sur une jambe… c’étaient des évidences, que vous, Raymond, j’en suis persuadé, aviez pointées du doigt. Mais quand l’obstination confine au délire Freudien…

Ouf, Domenech reste Domenech : « Si c’était à refaire, je n’effacerais rien…

« Raymond, de cette récente « maïeutique » que vous avez semblé effectuer, je note également que vous reconnaissez, contrairement au costume de « dur » que vous vous étiez fabriqué au point de vous en revêtir le jour et la nuit, que vous avez craqué lors de l’incident fatal du bus : « Toutes les caméras étaient braquées sur le bus, des centaines de gamins attendaient sur le bord du terrain, on était la risée du monde. J’ai dit: « On arrête, je n’en peux plus! » Personne ne voulait lire ce machin! J’y suis allé. Si j’avais réfléchi deux secondes, je serais parti…« Il y a donc du progrès sur votre travail de « l’inconscient ». Tardif, mais du progrès. Parce que pour le reste, il ne paraît pas que vous teniez trop en place sur le divan dans le cabinet de votre psychanaliste : « Si c’était à refaire, je n’effacerais rien dans ma carrière. » Ah, ouf, on avait cru vous perdre…

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