Samir Nasri, il faut savoir tendre la main !

Les mains françaises dans le football font décidément plus parler ces derniers temps que les pieds. On se rappelle celle de Thierry Henry contre l’Irlande qui nous avait qualifiée pour la Coupe du monde. A posteriori et vu le désastre en Afrique du Sud six mois plus tard, Titi aurait mieux fait de ranger sa mimine… Et on se rappelle aussi de la main tendue du sélectionneur sud-africain à Raymond Domenech à l’issue du dernier match des Bleus lors de ce Mondial. L’entraîneur français l’avait refusée pour un prétexte futile, des critiques pas vraiment féroces de son homologue à son égard proférées quelques mois plus tôt. Ce non geste pitoyable avait mis un terme à sa carrière tout aussi déplorable de coach des Bleus et s’était transformé en motif (entre autres) grave de licenciement trois mois plus tard, la FFF ayant trouvé ce moyen pour ne pas avoir à débourser des indemnités royales mais légales…Et voilà que Samir Nasri s’est mis ce samedi à bêtement imiter son ancien entraîneur en Bleu. En refusant ostensiblement de serrer la pogne de William Gallas juste avant Arsenal-Tottenham, il a sans doute voulu montrer son mépris à son ancien coéquipier de club et de l’équipe de France. Curieuses manières. Mauvaises manières je dirais. L’histoire de ce mélodrame remonte à un incident tout aussi puéril que celui des deux sélectionneurs cité plus haut. Nasri se serait assis lors d’un rassemblement des Bleus sur le siège de bus (tiens encore un !) dévolu habituellement à Thierry Henry (tiens encore lui !). Dans son livre de souvenirs « La parole est à la défense« , Gallas avait raillé son coéquipier, le taxant de jeune irrespectueux, reproche qu’il a réitéré après le match à l’Emirates.

Gallas n’est peut-être pas le joueur le plus sympathique ni le plus diplomatique. Mais il a raison. Serrer une main est une marque plus importante qu’il n’y paraît. C’est un signe non seulement de politesse mais de considération, de civilité. Qui va plus loin que le comportement. Si Nasri ne voulait pas l’effectuer, il n’avait qu’à pas se présenter au stade, et s’en expliquer. Voilà que les petits admirateurs de Samir (et il y en a certainement des milliers en France, en Angleterre et partout ailleurs) voudront sans doute faire comme leur idole sur les pelouses des matches du samedi. Au moindre incident de jeu, les poussins ou benjamins n’iront pas serrer la main de leurs adversaires. Et feront le désespoir de leurs éducateurs.

Samir, vous devez vous reprendre et faire la paix. Celle des braves et de l’exemple.

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