US Open, ils se la jouent comme Lafayette

Mais qu’est-ce qui leur prend ? Quelle mouche les a donc piqués ? On n’avait jamais vu nos petits Français si fringants sur les courts de Flushing-Meadows. Douze reçus sur quatorze  présents au premier tour. Un feu d’artifice tricolore aussi brillant et étoilé qu’inattendu. Les plus optimistes prévoyaient au mieux deux ou trois miettes grappillées de ci de là. C’est un festin.

On parlait dès le tirage au sort d’un tournoi mal parti pour les Bleus avant de commencer. Nos petits Frenchies étaient soit souffreteux, soit le moral dans leurs chaussettes, soit enfin dépourvus de la moindre expérience à un tel niveau.Tenez, connaissiez-vous Adrian Mannarino ? En dehors de son cordeur de raquettes, je jurerais que personne n’aurait répondu par l’affirmative. Vingt-deux ans, 152e mondial. Trois matches gagnés en cinq ans sur le grand circuit. Et, après être sorti des qualifications, une victoire sur un Espagnol, Pere Riba, certes pas le plus renommé, mais soixante rangs devant lui. Et Benoît Paire ? Presque le même âge et même topo. Un palmarès aussi blanc qu’une colombe. Et toc, il se paie l’Allemand Rainer Schuettler, briscard d’entre les briscards et plus de six cents matches à son compteur, récent quart de finaliste à Roland-Garros. Et de surcroît en cinq sets, un truc jusque-là inconnu du jeune homme. Et que dire de la performance de Guillaume Rufin, vingt printemps tout juste et 1000e au classement ATP l’an dernier… Et hop, l’Argentin Leonardo Mayer, 78e, au tapis en quatre sets, avec en prime deux tie-breaks enlevés à la manière d’un vieux renard.

Pour ne pas faire trop bisquer les jeunes, voilà que nos trentenaires ont eux aussi joué les « Lafayette » en Amérique. Arnaud Clément, plus près la saison passée du « Hall of Fame » que de ses exploits d’antan, s’est offert le bandeau de Marcos Baghdatis, l’un des ténors de l’été. En cinq manches s’il vous plaît. Quant à Michael Llodra, c’est sans doute, selon ses propres termes, la « plus belle victoire de sa carrière en Grand Chelem » qu’il s’est adjugée face à l’un des ogres de cette saison, le Tchèque Tomas Berdych, septième joueur du monde. Et sans photo-finish. Trois sets secs. Et Llodra qui ne pouvait plus poser le pied par terre il y a trois jours…

Quant à Julien Benneteau et Jérémy Chardy, pas de complexe non plus. Une tête de série chacun, Radek Stepanek et Ernests Gulbis, pourtant deux fameux manieurs de balle. Du côté de Paul-Henri Mathieu, on pensait sérieusement il y a quelques semaines à se consacrer au bridge jusqu’à la fin de la saison. C’était la tête qui n’allait plus. Eh bien, une fois encore, les états d’âme ont été rangés dans le sac. Cinq sets évidemment. Un genre qui est loin habituellement d’être la tasse de thé de « Paulo ». Lleyton Hewitt n’en est pas revenu. Gilles Simon, confident régulier des « kinés » et autres « osthéos » depuis six mois, a enfin discuté avec un adversaire, l’Américain Young, et eu très largement le dernier mots en à peine plus d’une heure…

J’oubliais Florent Serra, tombeur tranquille de l’Allemand Florian Mayer, de Richard Gasquet tout aussi expéditif contre un autre Allemand, Simon Greul, et Gaël Monfils, en avance sur ses petits camarades, puisque déjà lui au troisième tour…

Mais que conclure de cette razzia bleue ? Un peu tôt pour le faire ou pour lancer aux spectateurs de l’US Open : New-York, nous voilà !

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