Iniesta roi du jeu, Van Bommel de l’antijeu

On ne retiendra que deux choses de cette finale de Coupe du monde 2010. Sa face lumineuse avec le triomphe de l’Espagne et de son maître à jouer Iniesta, buteur providentiel et o combien légitime. Et son côté sombre avec une violence jamais vue à un tel niveau pour un match qui aurait pourtant du avoir valeur d’exemple universel.

La Hollande a malheureusement cédé dès les premières minutes à son habituel démon, le jeu dur, très dur, allant jusqu’à verser dans l’intimidation la plus insupportable. L’arbitre, Monsieur Howard Webb, a été selon moi coupable de ne pas immédiatement mettre un terme aux violences répétées des Néerlandais. Les gestes inqualifiables de De Jong ou Van Bommel – éternel récidiviste de l’antijeu – pour ne citer que ceux-là, étaient passibles d’un carton rouge direct et sans discussion. Le directeur de jeu a alors clairement adopté l’option douce, craignant sans doute de rester dans l’histoire comme le premier à avoir laissé une finale mondiale se jouer à… neuf contre huit. Je crois qu’il n’aurait pas du hésiter.

Car l’attitude laxiste de Mr Webb a évidemment poussé les acteurs des deux équipes à ne plus respecter les lois du jeu. La rencontre a dès lors tourné à la foire d’empoigne. Chaque geste brutal était bien sûr synonyme d’un carton jaune. Quatorze au total… Mais Mr Webb n’a jamais osé, sauf en toute fin de match, punir d’un carton rouge un joueur qu’il avait pourtant déjà averti. Dans ces conditions, pourquoi ne pas se gêner et poursuivre dans le registre si payant, ou si peu sanctionné, du tacle par derrière ou du coup de pied « Jacky Chan » dans la poitrine ?

Heureusement, mille fois heureusement, Andres Iniesta, lui le passeur le plus inspiré de ce siècle, s’est mué à quatre minutes de la fin de la prolongation en canonnier. Van Bommel ou De Jong sont certainement des gens charmants lorsqu’ils fêtent Noël en famille mais il me serait resté un goût amer si ces deux-là avaient soulevé la fameuse statuette plaquée d’or. De la même manière que, même si je m’arrache les mots de la bouche, Zidane l’avait fait il y a quatre ans…

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