PSG, un quadragénaire encore adolescent

Le Paris Saint-Germain est quadragénaire. Ça ne me rajeunit pas. Dans mes tendres années, je n’avais que cinq cents mètres à faire en mobylette et hop, j’étais au Parc. Le nouveau, parce que je n’ai pas connu l’ancien, un vélodrome, comme à Marseille (humour).

Et dans ce temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître, c’était vraiment autre chose. Voilà que je parle comme un vieux con. Je n’en étais qu’un jeune (con) à l’époque. Cinq minutes de « mob », disais-je, que l’on garait juste devant la tribune Auteuil avec trois copains. Pas un flic pour nous dire de foutre le camp. Et on se payait notre billet d’entrée. Cinq ou dix francs si je me souviens bien. Pas d’attente au guichet, on arrivait deux minutes avant le coup d’envoi, les mains un peu noires après avoir bouclé nos antivols. Ce qui me marquait le plus en montant les grands escaliers des tribunes, c’était la lumière blanche, aveuglante, des projecteurs très caractéristiques incrustés dans le toit du stade.J’en ai vu des matches en plein hiver dans un Parc aux trois quarts vide. Dont un PSG-Valenciennes en Coupe de France où en fin de prolongations la température devait avoisiner les -10 ! Deux ou trois fois par an seulement c’était la grosse ambiance. Enfin la grosse ambiance, y avait pas de groupes de supporters en ce temps-là. On attendait impatiemment que Louis Floch, l’ailier droit, touche le ballon, pour entendre des « Loulou, Loulou » descendre des gradins. Ou que François M’Pelé, l’avant-centre, approche de la surface. Frappe de mule assurée. Pas toujours dans le mille. Mais applaudissements garantis. Souvenir spécial quand je revois comme si c’était hier le regretté  Jean-Pierre Dogliani donner des ballons d’or à ses coéquipiers.Pour PSG-Saint Etienne et PSG-Marseille, le Parc faisait pratiquement le plein. Et lors des réceptions de Saint-Etienne, tribunes entièrement vertes et des « Allez les Verts » de la première à la dernière minute. Gros tumulte le jour de la saison 74-75 je crois, où Jairzinho et Paulo Cesar, les Brésiliens champions du monde 1970, étaient venus avec l’OM. Bagarre sur le terrain.

Un beau soir du début des années 80, fin de rencontre et sortie du stade. Mouvement de foule au niveau du bas des escaliers. Raison inconnue. Cris de peur. Pas de conséquences autres qu’une intervention des forces de sécurité. Mais je crois que ce jour-là, j’ai eu un peu les chocottes. Je suis retourné au Parc pour les matches de l’équipe de France, mais beaucoup plus rarement pour le PSG.Quarante ans. Des titres, certes. Des joueurs inoubliables. Un peu oubliés quand même, comme Alves le Portugais aux gants noirs. Mais, je le dis sans ambages, des présidents certainement passionnés, trop passionnés, Hechter, Borelli, Denisot, qui ont souvent agi avec des œillères. Le Paris SG n’a pas atteint sa maturité, tout juste sa majorité. Je crois que c’est dommage…

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