Lyon rit, Jay aussi, Joubert pleure

J’adore ma télécommande. L’engin m’a parfaitement obéi la nuit dernière. Il le fallait. Au moins une demi-douzaine de chaînes brûlantes au programme. France 2 et 3, Eurosport, pour les JO. TF1, Canal + et C+ Sport pour la Ligue des Champions.

Et globalement ça a rigolé pour les Français. A Vancouver, ils ont encore pété trois médailles (Marie-Laure Brunet et encore Vincent Jay, en bronze au biathlon, et Deborah Anthonioz en argent au snowboard). Et Lyon s’est payé le Real. Tout ça m’a mis en joie et fortement fait siffler la bonne vieille glande patriotique.

Mais, la fausse note, la mouche dans le lait (cf. dialogues de Michel Audiard dans Ne nous fâchons pas), ça a été Brian Joubert qui s’est emmêlé les patins dans son programme court et a dit pour la troisième fois en huit ans adieu à son rêve olympique. Il n’arrive même plus à m’énerver, le Brian. Une certaine forme d’habitude en quelque sorte. De perdre. On n’attend plus en fait que sa faute ou sa chute. Et on pousse quand même un grand Oooooh de dépit devant son poste au moment fatidique. Et puis on se console vite en s’avouant hypocritement qu’on savait à l’avance ce qui allait se passer : la gamelle.Qu’est-ce qui peut bloquer à ce point un sportif ? La tête, docteur, la tête. Et lui, Joubert, le sait mieux encore : « Putain, putain, j’y arrive pas » a-t-il lui-même hurlé en direct à l’instant où il attendait sa note qu’il savait d’avance pitoyable (18e). Tiens, finalement, ça m’énerve quand même moi aussi…

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